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vendredi 11 septembre 2009

Lettre ouverte au Président et à toute la clique des entretenus de la République

Je suis un Français moyen, qui vit moyennement, qui part rarement en vacances, qui possède une voiture et qui a la chance d'avoir un travail moyen rapportant moyennement.
Mon travail a quelques particularités, comme celles de s'effectuer sur un cycle n'étant pas la semaine, et d'alterner les réveils très matinaux avec les couchers très nocturnes.
Je réside en banlieue, car je ne dispose ni d'un palais présidentiel, ni d'un logement de fonction, ni d'un logement aidé, ni d'un ou plusieurs chauffeurs à ma disposition, encore moins d'un feu rotatif de complaisance pour m'affranchir des embouteillages et des contrôles de vitesse.
Partant tôt le matin (très tôt) ou rentrant tard le soir (très tard) travaillant dimanches et jours fériés tout au long de l'année bien avant que vous ne décidiez que le dimanche c'était dépassé pour les autres que vous, je ne peux emprunter les transports en commun, soit qu'ils ne circulent pas à l'heure où j'en aurais un cruel besoin, soit qu'ils soient complètement inadaptés à mon trajet qui, en automobile, ne me demande qu'une vingtaine de minutes (compter une bonne heure et demie par les moyens communs mais pas commodes).
Je ne voudrais pas faire pleurer dans les HLM, car mon sort n'est pas moins enviable ou pire, c'est selon, que celui d'un grand nombre de mes concitoyens.
J'aimerais tout de même savoir en quoi la taxe carbone souhaitée par les membres du parti Vert-bobo, comptant le plus grand nombre de gens aisés de la classe politique (les études sociologiques sont parfois cruelles), dans mon cas particulier, va sauver la Planète, qui n'en demande pas tant, ou encore améliorer mon sort un tant soit peu.
Si demain, vous monsieur le Président et vous monsieur le ministre, ou encore vous monsieur le député, vous vous déplaciez en bus ou métro dans la capitale, cela contribuerait certainement bien plus à l'effort planétaire que vous me demandez : vous êtes plus d'un millier sur Paris, sans compter tous vos personnels et courtisans et je suis tout seul. Ne disposerais-je que d'un tracteur agricole des années 50 que, sur mes 20 kilomètres d'aller-retour effectués à 30 km/h, je polluerais bien moins que vous qui ne vous déplacez qu'à cent à l'heure dans trois voitures escortées de quatre motards !

4 commentaires:

  1. Excellente cette lettre ! Il faudrait l'envoyer à qui de droit...

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  2. elle m'a pourtant valu de me faire traiter de bourricot par un âne Onyme.
    ;)

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  3. "Je suis un Français moyen"... Français : oui, moyen : non ! :-)

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  4. j'avais oublié cet article.

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