"Alexandre Hassanin, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)
En l’espace de quelques semaines, nous avons tous appris beaucoup de
choses, mais aussi entendu pas mal de rumeurs sur la maladie Covid-19 et
le virus responsable : le SARS-CoV-2. Alors que le nombre d’articles
scientifiques sur ce virus ne cesse d’augmenter, il subsiste encore bien
des zones d’ombre quant à l’origine de ce virus. Dans quelle espèce
animale est-il apparu ? Une chauve-souris, un pangolin ou une autre
espèce sauvage ? D’où vient-il ? D’une grotte ou d’une forêt de la
province chinoise de Hubei ou bien d’ailleurs ?
En décembre 2019, 27 des 41 premières personnes hospitalisées (66 %)
sont passées par un marché situé en plein cœur de la ville de Wuhan,
dans la province de Hubei. Mais l’origine de l’épidémie n’est
probablement pas liée à des contacts avec des animaux vivants ou morts
présents sur ce marché, car il apparaît, d’après une étude chinoise menée à l’hôpital de Wuhan, que le tout premier cas humain identifié n’a pas fréquenté ce marché. En accord avec cette hypothèse, les datations moléculaires
estimées à partir des séquences génomiques du SARS-CoV-2 indiquent
plutôt une origine en novembre. On est donc en droit de s’interroger sur
le lien entre cette épidémie Covid-19 et la faune sauvage.
Ce que l’on sait grâce aux données génomiques sur les Betacoronavirus
Le génome du SARS-CoV-2 a été rapidement séquencé par les chercheurs chinois. Il s’agit d’une molécule d’ARN
d’environ 30 000 bases contenant 15 gènes, dont le gène S qui code pour
une protéine située à la surface de l’enveloppe virale (à titre de
comparaison, notre génome est sous forme d’une double hélice d’ADN d’une
taille d’environ 3 milliards de bases et il contient près de 30 000
gènes). Les analyses de génomique comparative ont montré que le SARS-CoV-2 appartient au groupe des Betacoronavirus et qu’il est très proche du SARS-CoV,
responsable d’une épidémie de pneumonie aiguë apparue en novembre 2002
dans la province chinoise de Guangdong qui s’est ensuite répandue dans
29 pays, notamment en France en 2003. Au total, 8098 cas ont été
comptabilisés, dont 774 décès. On sait que les chauves-souris du genre Rhinolophus (potentiellement plusieurs espèces cavernicoles) étaient le réservoir de ce virus et qu’un petit carnivore, la civette palmiste (Paguma larvata), a pu servir d’hôte intermédiaire entre les chauves-souris et les premiers cas humains.
Depuis, de nombreux Betacoronavirus ont été découverts,
principalement chez les chauves-souris, mais aussi chez l’homme. C’est
ainsi que le virus RaTG13, isolé à partir d’une chauve-souris de
l’espèce Rhinolophus affinis collectée dans la province chinoise du Yunan, a récemment été décrit comme très proche du SARS-CoV-2, les séquences de leur génome étant identiques à 96 %. Ces résultats indiquent que les chauves-souris, et en particulier les espèces du genre Rhinolophus, constituent le réservoir des virus SARS-CoV et SARS-CoV-2.
Chauve-souris, Rhinolophus affinis.
Alexandre Hassanin, Author provided
Mais comment définit-on un réservoir ? Il s’agit d’une ou de
plusieurs espèces animales peu ou pas sensibles au virus, qui vont
naturellement héberger un ou plusieurs virus. L’absence de symptôme de
la maladie s’explique par l’efficacité de leur système immunitaire qui
leur permet de lutter contre une trop grande prolifération virale.
Mécanisme de recombinaison
Le 7 février 2020, nous apprenions qu’un virus encore plus proche du SARS-CoV-2 avait été découvert chez le pangolin. Avec 99 % d’identité annoncé, cela en faisait un réservoir plus probable que les chauves-souris. Une étude plus récente,
actuellement en cours d’expertise, suggère néanmoins une situation bien
plus complexe. Finalement, le génome du coronavirus isolé chez le
pangolin malais (Manis javanica) n’est globalement pas si
proche du SARS-Cov-2, avec seulement 90 % d’identité. Il n’est donc pas
responsable de l’épidémie qui sévit actuellement.
Cela dit, le virus isolé chez le pangolin présente bien 99 %
d’identité avec le SARS-Cov-2 si l’on compare les 74 acides aminés d’une
région particulière de la protéine S, le domaine de liaison au
récepteur ACE2 (Angiotensin Converting Enzyme 2) qui permet au
virus d’entrer dans les cellules humaines pour les infecter. Dans la
même région, le virus RaTG13 isolé chez la chauve-souris R. affinis
est quant à lui très divergent (77 %). Pour simplifier, cela signifie
que le coronavirus isolé chez le pangolin est capable d’entrer dans les
cellules humaines alors que celui isolé chez la chauve-souris R. affinis
ne l’est pas. Par ailleurs, cela suggère que le virus SARS-Cov-2 est
issu d’une recombinaison entre deux virus différents, l’un proche de
RaTG13 et l’autre plus proche de celui du pangolin. En d’autres termes,
il s’agit d’une chimère entre deux virus préexistants.
Ce mécanisme de recombinaison avait déjà été décrit
chez les coronavirus, notamment pour expliquer l’origine du SARS-Cov.
Il est important de savoir qu’une recombinaison aboutit à un nouveau
virus potentiellement capable d’infecter une nouvelle espèce hôte. Pour
qu’une recombinaison se produise, il faut que les deux virus divergents
aient infecté le même organisme de façon concomitante.
Deux questions restent en suspens : dans quel organisme a eu lieu
cette recombinaison ? (une chauve-souris, un pangolin ou une autre
espèce ?) Et surtout dans quelles conditions a eu lieu cette
recombinaison ? Alexandre Hassanin, Maître de Conférences (HDR) en biologie de l’évolution à Sorbonne Université, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)"
On se demande bien dans quel organisme ces deux virus ont pu partouzer au point d'enfanter ce monstre ?
Nulle mention des "découvertes" indiennes quant à la présence d'éléments du VIH dans l'ADN de ce virus. A suivre.
Quoiqu' il en soit , les habitudes alimentaires d' une partie répugnante des chinois n' y est pas pour rien ! non content de manger tout ce qui bouge , de préférence vivant ou torturé avec le plus extrême sadisme , la cruauté abominable sortie de cerveaux détraqués . J' ai connu des "bobo" de retour de Chine me répliquer "Ben si c'est dans leur culture" ! tas d' enculés ! je leur ai dit que j' espérais qu' ils finissent dans l' estomac de cannibales importés si c' est "dans leur culture" ! ils ne m' adressent plus la parole et je m' en fous ! ce serait à deux doigts que je leur fasse un sourire "kabyle" sans état d' âme . Des merdes inutiles à boulots de parasites improductif (dans la comm' ou l' évènementiel ..) n' importe quel agriculteur vaut mille fois plus qu' eux ! qu' ils crèvent !
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Quoiqu' il en soit , les habitudes alimentaires d' une partie répugnante des chinois n' y est pas pour rien ! non content de manger tout ce qui bouge , de préférence vivant ou torturé avec le plus extrême sadisme , la cruauté abominable sortie de cerveaux détraqués . J' ai connu des "bobo" de retour de Chine me répliquer "Ben si c'est dans leur culture" ! tas d' enculés ! je leur ai dit que j' espérais qu' ils finissent dans l' estomac de cannibales importés si c' est "dans leur culture" ! ils ne m' adressent plus la parole et je m' en fous ! ce serait à deux doigts que je leur fasse un sourire "kabyle" sans état d' âme . Des merdes inutiles à boulots de parasites improductif (dans la comm' ou l' évènementiel ..) n' importe quel agriculteur vaut mille fois plus qu' eux ! qu' ils crèvent !
RépondreSupprimeril ne fait pas bon être Chinois, bobo dans la communication :-D
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