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lundi 11 novembre 2013

Je suis un natio-patriote !

Je dois dire que les pseudo-intellectuels qui nous expliquent doctement que patriote c'est bien tandis que nationaliste c'est mal, commencent à me gonfler le mou sérieusement.

Naturellement Hollande est de la partie, comment pourrait-il en être autrement de la part d'un internationaliste cherchant à ne pas être chassé de son trône à coups de pieds dans le cul.
Plus étonnant, enfin , pas tant que ça, c'est une mode très répandue à droite surtout chez les libéraux, qui sont autant internationalistes que les marxistes, mais n'aiment pas trop que ça se sache.

Pourtant, réfléchissons-y deux secondes, comment pourrait-il y avoir une patrie sans nation et vice-versa une nation sans patrie ? Comment pourrait-on aimer sa patrie sans aimer les gens qui la composent et aimer ses compatriotes composant la nation sans aimer sa patrie ?

Tout cela fait partie du grand jeu de mots de la novlangue où l'on cherche à tordre les sens des mots pour mieux déformer la pensée.
Si l'on prend un arbitre neutre puisque né et décédé avant la guerre de 39-45, celle qui a perverti les esprits, Littré, que lit-on dans son dictionnaire à l'article "patrie" .

1- Pays où l'on a pris naissance
2- province, ville où l'on est né
3- (figuré) La nation dont on fait partie, la société politique dont on est membre.

On ne saurait être plus clair et plus concis

Quant à nation accrochez vous :
1 - Réunion d'hommes habitant un même territoire, soumis ou non à un même gouvernement, ayant depuis longtemps des intérêts assez communs pour qu'on les regarde comme appartenant à la même race.

Dans le sens étymologique, nation marque un rapport commun de naissance, d'origine, et peuple un rapport de nombre et d'ensemble. De là résulte que l'usage considère surtout nation comme représentant le corps des habitants d'un même pays, et peuple comme représentant ce même corps dans ses rapports politiques. Mais l'usage confond souvent ces deux mots ; et, sous la constitution de 1791, on avait adopté la formule : la nation, la loi, le roi. 

Si l'on pousse ces définitions jusqu'au bout, où il ressort que l'intérêt commun crée la nation sans que l'on ne s'attache particulièrement au lieu de naissance, ni même au gouvernement, alors que la notion de patrie, au moins dans ces deux premiers sens, ne recouvre que le lieu de naissance. Un nationaliste est donc naturellement beaucoup plus ouvert au monde qu'un patriote puisque pour l'un seul compte l'intérêt commun tandis que pour l'autre seule la géographie aurait de l'importance. Ce sont naturellement des subtilités auxquelles l'auditoire d'Hollande, dans sa quasi totalité est complètement insensible ce qui a permis à nos intellectuels de faire d'un nationaliste un sectaire et du patriote une bonne âme ouverte sur le monde extérieur.

Sans logique particulière, la novlangue ne s’embarrasse pas de la logique, il s'agit  de qualifier de nationalisme le Mal et patriotisme le Bien, même si c'est à l'envers du sens réel de ces termes, uniquement pour fustiger et ostraciser les Français qui ne supportent plus de voir leurs intérêts sacrifiés sur l'autel du veau d'or et leur pays martyrisé et envahi par des exogènes de toute sorte.

10 commentaires:

  1. Des gens qui vivent ensemble s'organisent très souvent autour de multiples intérêts communs. C'est ce qui s'est passé tout au long de l'avènement de la Gaulle puis de la France, où l'on a vu les "barbares " envahirent notre pays puis s'y installer durablement car chacun s'y plaisait, apportant leurs propres coutumes, leurs propres lois.
    Un Louis XIV argumentait sur " Mes peuples", se plaçant au dessus de la mêlée, s'identifiant à cette nation pour le moins diversifiée, mais respectant toutes les communautés. C'était le fameux principe de l'autorité en haut, les libertés en bas. Aujourd'hui, on marche sur la tête, tout est inversé et notre pays est soumis aux dictats de l'Etranger.

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  2. Moi aussi ! Euh... je peux ?

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  3. Très finement analysé.
    Comme quoi la précision du vocabulaire autrement dit la qualité lexicale de la langue permet de dégager des notions claires, des pensées précises et d'étayer des raisonnements solides et bien argumentés.
    Exactement le contraire de la novlangue qui brouille tout, inverse tout et rend tout le monde abruti. Et soumis. Car savoir c'est pouvoir.
    Excellent travail.
    10/10
    Signé : l'ex-instit ! (trucidé par le Mammouth)

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  4. @ blh
    c'est tout à fait cela, sous l'ancien régime la patrie c'était la province voire plus petit et la personnification de la Nation le Roi.

    @ Pharamond
    bien sûr, mais tu ne m'as pas attendu pour cela :-)

    @ CCRIDER, si j'ai l'aval du corps professoral non contaminé ça me rend d'autant plus heureux.

    En fait la classe qui nous dirige et surtout ceux qui tirent les ficelles ne sont ni ignares ni idiots.
    Ils ont bien compris que le nationalisme était fédérateur, tandis que le patriotisme sans le nationalisme pouvait conduire à l'émiettement. D'où leur nouvel amour pour le patriotisme qu'ils feignent de couvrir de vertus fédératives quand ils savent bien que c'est tout le contraire.

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  5. C'est tout à fait exact !
    Mais je maintiens l'abrutissement des foules, leur anesthésie, leur sidération par ce matraquage permanent d'âneries, de propagande, de notions faussées voire inversées. Nous vivons puissance 9-3 ce qu'avaient décrit Orwell, Le Bon et quelques autres.

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  6. ce qui m'a fait écrire à plusieurs reprises que, contrairement à ce qu'on pourrait penser d'un peuple ayant expérimenté la démocratie depuis plus de deux siècles, le peuple français est politiquement complétement immature.

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  7. Sans entrer dans le détail des définitions des mots patriotisme et nationalisme, je reprendrais la phrase de je sais plus qui :
    "Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine des autres".

    Voila.

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  8. @ Skandal
    ce qui est parfaitement faux comme je viens de m'évertuer à le démontrer.
    Sémantiquement ce serait plutôt le contraire et dans la réalité il y a pratiquement confusion des sens.

    Tout cela relève d'une stratégie cosmopolite et internationaliste menée tant par les marxistes de pure obédience que par les libéraux, les vrais, les partisans du mondialisme et de la gouvernance mondiale tout cela sous l'obédience fédérative des ∆

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  9. Tu dis "un peuple ayant expérimenté la démocratie"... n'est-ce pas plutôt "l'oligarchie", la "ploutocratie" voire "la dictature douce" ou "le totalitarisme mou" qui conviendrait mieux ? Pour ma part, de pure et véritable "démocratie" au sens "gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple" point et nulle part ne vois. Et jamais n'ai vu de 1789 à nos jours...
    Ceci expliquerait cela.
    Comme quoi le sens précis des mots est d'une importance capitale. Ne jamais utiliser le vocabulaire de l'ennemi .:

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  10. @CCRIDER, nous sommes d'accord, j'ai failli écrire "démocratie occidentale représentative" et puis je me suis dit que si quelqu'un relevait ce serait l'occasion d'en débattre.
    C'est clair, je parle du régime politique qu'en Occident on nomme démocratie, c'est à dire, sauf de rare cas, le régime politique qui consiste à laisser la parole au peuple une journée tous les 5 ans . Ensuite les "représentants" n'en font qu'à leur tête.

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