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lundi 31 janvier 2011

Réflexions sur l'attentat du 11 septembre.

Régulièrement, les évènements de septembre 2001 reviennent sur le devant de la scène, chacun y allant de son éclaircissement définitif des évènements.
Ingénieurs ou présumés tels assènent des arguments irréfragables pour ou contre la thèse de l'attentat.

A la limite, peu importent les arguments techniques.
A part quelques illuminés qui assurent que les attentats n'ont jamais eu lieu,que tout cela n'est que montage et bidouillage et que les tours se dissimulent dans un repli de l'espace temps nous allons partir du fait que deux avions ont bien percuté les tours du WTC et que quelque chose s'est écrasé sur le Pentagone.
Encore une fois les arguments techniques sont d'un autre niveau que le notre surtout en l'absence de renseignements techniques précis à notre disposition.
Les seules questions qui vaillent  sont :
  1. Est-ce que les autorités politiques savaient et subsidiairement ont elles laissé les attentats se perpétrer pour servir des intérêts stratégiques considérés comme vitaux ?
  2. Avaient-elles les moyens de savoir mais les renseignements n'ont pas été correctement exploités ?
  3. ou bien les autorités américaines ont elles été complètement incapables de déceler la menace ?

Il va sans dire que la position officielle est la dernière. C'est aussi la moins plausible. D'autant moins plausible qu'il y eut une apathie plus que certaine au niveau de la réaction de défense aérienne dans un pays qui en a tous  les moyens alors que tous les chasseurs disponibles auraient dû être en l'air dans le quart d'heure suivant la première collision.
En aucun cas le second appareil n'aurait dû pouvoir survoler New York, quant au Pentagone n'en parlons même pas. Dans tous les pays un tant soit peu modernes, il y a une alerte de défense aérienne permanente ne serait-ce que pour des besoins d'assistance en vol. Au pire le second appareil aurait dû avoir un chasseur d'accompagnement cherchant à déceler la situation dans la cabine de pilotage.

Sur la seconde hypothèse, on peut citer comme prêchant en sa faveur, le fait que les USA pétris d'orgueil et de vanité  ont peut-être négligé certains signes précurseurs, malgré l'attentat islamique  perpétré, déjà, quelques années auparavant dans les sous-sols du WTC.
Ainsi, la NASA savait pratiquement dès le premier jour que la mousse destinée à isoler le réservoir principal de la navette spatiale était potentiellement dangereuse.
De risque calculé en risque inconsidéré on est parvenu à la disparition de deux navettes et à la perte de deux équipages. Naturellement  les drames de la navette n'ont rien à voir dans l'affaire mais montrent bien comment peut fonctionner l'administration américaine, ceux qui portaient la mauvaise nouvelle étant systématiquement écartés.

Quand à la première hypothèse, elle fait peur c'est certain et c'est pour cela que l'on cherche à tout prix à nier sa réalité, mais les intérêts stratégiques (1) des USA tels qu'ils étaient analysés à l'époque valaient probablement la mort de 3000 personnes, mort qui n'est peut-être due qu'au fait que personne ne pensait que les tours puissent s'effondrer et encore moins si rapidement . Elles étaient quand même certifiées comme pouvant résister à la collision d'un B707 qui n'est pas précisément un avion d'aéroclub. Deux ou trois heures de plus et il n'y aurait eu qu'une poignée de victimes.
Rappelons nous : on se situe 10 ans après la chute de l'ex-URSS et personne n'est en mesure de contenir la dernière hyper puissance du globe. La Russie embourbée en Tchétchènie est occupée ailleurs et la Chine sort tout juste de l'ombre.
Il fallait un acte tel que l'Amérique puisse se déclarer fondée à défendre sa sécurité et l'attaque suffisait à justifier cette déclaration. Les morts n'étaient pas indispensables.

Toute la polémique technique sur la manière dont les tours se sont effondrées et sur ce qui a réellement touché le Pentagone, ne sert qu'à valider ou non l'hypothèse selon laquelle l'administration ou une partie d'entre elle, aurait joué un rôle actif et direct dans les attentats, mais l'invalidation d'une participation directe ne remet aucunement en cause la première hypothèse évoquée ci-dessus. Sur un degré de 10 sur l'échelle de l'horreur on redescendrait de 10 à 8.
Pas de quoi pavoiser.

(1) prendre pied dans le Moyen-Orient en contrôlant des champs pétrolifères parmi les plus riches du globe en contrôlant l'Iran et l'Arabie Saoudite ce n'était pas rien.

9 commentaires:

  1. Attention, petite erreur : "ne vol" à la place de "en vol" très certainement.
    Bon article, je partage tout à fait le point de vue de l'auteur (en dehors de toute analyse technique).

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  2. oui mreci c'était une fuate de farppe :-)

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  3. Et bien moi je suis partisan de la première solution. Ce que j'ai lu sur l'effondrement de l'immeuble (explosifs), et certains faits annexes m'ont convaincu.
    Quand on voit les mensonges flagrants de Bush sénior, oui celui qu'un gâteau a failli assassiner (c'était peut-être cela les armes de destruction massives Irakiennes) pour envahir l'Irak, il ne pouvait présenter le même argument pour l'Afghanistan.
    De plus le précédent de Pearl Harbor me fait dire que la ploutocratie américaine ne recule devant aucun sacrifice des autres pour arriver à ses fins.

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  4. C'est une vieille tradition américaine . Parmi les provocations les plus connues on peut citer, certes Pearl Harbour qui n'est que la conséquence d'un embargo envers le Japon , mais aussi l'incident de La Havane en 1898 qui a conduit à la guerre entre l'Espagne et les USA et à évincer l'Espagne du continent américain ; l'incident du golfe du Tonkin dont on sait aujourd'hui qu'il n'a jamais eu lieu et qui a permis aux USA d'intervenir militairement et directement dans la guerre du Vietnam ; le fait de livrer des armes aux Britanniques par des bâtiments de passagers comme le Lusitania en 14/18, incitant les Allemands à couler ces bateaux pour faire que l'opinion américaine défavorable à la guerre se renverse.
    Tous les évènements importants de la vie politique internationale des USA sont marqués par ce genre d'évènements. Alors oui, c'est complètement plausible.

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  5. Félicitations pour ton excellente analyse.

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  6. Je voulais dire BUSH JUNIOR !
    Quand on voit la façon dont la nation américaine s'est formée (immigrés,fugitifs, génocide indien), ce peuple sans Histoire, sans véritables racines (brassage et métissage) n'a finalement pas d'âme et cette "vieille tradition américaine" dont tu parles n'en est que la conséquence.

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  7. Pour avoir près de 1000 ans d'histoire, Albion n'en n'est pas moins perfide.

    @CCRIDER merci je suis sensible à tes compliments.

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  8. Je me souviens d'avoir entendu parler d'une certaine Colleen, agent du FBI à Minneapolis, quelques mois après les évènements. Plus exactement, elle s'appelle Coleen Rowley. Elle avait repéré Zacarias Moussaoui, alertée par un directeur d'aéroclub, et elle avait fait un rapport à l'attention du responsable du FBI à Washington, ou elle écrivait quelque chose comme : "C'est le genre de type à envoyer un avion contre le WTC". Les agents de la DST contactés avaient indiqué que Zacarias Moussaoui était connu en France pour des activités suspectes. Mais les responsables à Washington en avaient conclu que ce devait être un homonyme ! Or je ne suis pas certaine que ce prénom soit très fréquent chez les musulmans. A l'époque je pensais qu'il s'agissait de bêtise forcenée, à présent je me pose des questions....

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  9. C'est certain, il y a énormément de témoignages plus qu'étranges.

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