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vendredi 9 juillet 2010

Poudre aux yeux ...

...  et inversement comme aurait dit Pierre Dac.

Le socialiste Michel Rocard et l’UMP Simone Veil ont co-signé une tribune libre pour dire : ne parlons pas des « affaires » car en parler c’est faire le jeu du populisme. Ils ont raison ! Mais leur raisonnement est incomplet car la réalité est la suivante : le Politiquement correct a besoin de la corruption pour s’imposer. Explications.
La suite sur Polémia .

A entendre Estrosi se démener ce matin sur RTL, on est en droit de se demander si l'ultime victime de l'affaire Woerth-Bettancourt-Sarkozy, ne va pas être, avec la complicité objective du gauchiste Pleynel et de la Gôche, la liberté d'expression sur internet.
Ça les démange tous .

Je l'entendais louer les vertus de la "grande presse" pratiquant l'investigation par rapport à celles de "sites d'opinion" diffusant des fantasmes et de la romance.
Si ce qu'il nomme la "grande presse" faisait effectivement de l'investigation, le système français ne serait pas ce que malheureusement il est devenu, une République de copains et de coquins, pour reprendre l'expression de Jean-Marie le Pen.
Il semble qu'Estrosi confonde investigation avec vérification des sources.
Rappelons que la "grande presse" est soit au mains d'hyper-capitalistes, soit hyper subventionnée, soit le plus souvent les deux à la fois et que cela ne crée pas les moyens d'une totale indépendance d'action politique.

Mediapart contrairement à sa publicité, son chapeau dans les moteurs de recherche, n'est pas un site généraliste au sens ou toutes les opinions politiques y seraient représentées, c'est une presse d'opinion comme l'Humanité, ou d'autres journaux de droite comme de gauche aujourd'hui le plus souvent disparus.
Au lecteur, internaute, téléspectateur de se forger sa propre opinion en comparant les informations provenant de différentes sources.
Qu'est-ce qu'une presse d'opinion ? C'est une presse où l'on se sert des faits pour démontrer la justesse de son point de vue.
Cela n'est en rien malhonnête et un média n'a pas à exprimer en son sein toutes les opinions de tous bords quels qu'ils soient, sauf quand il est directement sous la coupe de l'État, et curieusement à ce manquement, ces chantres de la liberté de la presse comme Estrosi n'y trouvent rien à redire !
La malhonnêteté commence quand les faits sont inexistants ou déformés, ce à quoi s'entendent bien les médias télévisés et si j'en crois Christian Estrosi, Mediapart.

Qu'est-ce qu'une presse d'information ? Une presse où on se contente de relayer les informations sur des faits sans y apporter vraiment de plus value en matière d'analyse politique.
"Untel à tué sa belle-mère à l'aide d'un sécateur " ou bien " Un énième soldat tué en Afghanistan". On vous expliquera en détail la manière dont il s'est procuré le sécateur ou bien le type d'explosifs utilisés dans la mine, toutes informations sans réel intérêt mais qui occupent l'espace soit temporel soit spatial.
Cela n'apporte rien à la démocratie et c'est pourtant la presse idéale de Christian Estrosi. Qui s'en étonnerait ?

Quant à la presse d'investigation, nécessairement basée sur une volonté politique, celle dont il voudrait nous faire croire qu'elle est l'apanage de la "grande presse", elle est quasiment inexistante en France.
Parfois certains scandales qui ébranlent la République ont l'allure de démarches investigatrices, mais seulement l'apparence. Jamais ou presque (presque de politesse) vous ne saurez le fond des choses, d'ailleurs une fois l'homme politique mis en cause, tombé ou sauvé, quelques lampistes ayant récolté une peine de principe vous n'en saurez pas plus.
Dans l'affaire Clearstream, le but réel était-il d'empêcher de Villepin de se présenter contre Sarkozy, ou bien Sarkozy de se présenter contre De Villepin ? quelles étaient les motivations réelles des opérateurs de l'affaire, ceux qui ont falsifié les documents ?
Idem pour les financements occultes à la mairie de Paris. Dans l'affaire d'un dramatique accident aérien, pourquoi l'opérateur aérien et le constructeur n'ont pas fait l'objet d'investigations judiciaires etc ...

Dans l'affaire Woerth Bettancourt je suis prêt à parier que si Eric Woerth risque sa place de ministre, mais seulement pour des raisons tactiques — et c'est bien là le but de la gauche, faire trainer le dossier des retraites jusqu'au début de la campagne — la seule personne qui court un risque judiciaire, c'est celle par qui le scandale est arrivé, la comptable trop bavarde.

1 commentaire:

  1. Tout à fait d'accord sur la "presse d'investigation"... J'aime bien la formule : "Jamais ou presque (presque de politesse) vous ne saurez le fond des choses..."

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