En poursuivant votre navigation vous acceptez l'installation de cookies

jeudi 29 juillet 2010

"l'affaire wikileaks"

A la première écoute ou lecture de la presse, Wikileaks, site spécialisé dans la révélation de bavures de l'armée américaine aurait révélé avec les documents "afghans", un lot énorme de bavures de l'armée américaine et de ses alliés.
Or il ne s'agit pas du tout de cela. On peut vérifier ce que j'avance directement sur le site de Wikileaks ICI, ou bien en résumé LA .
Il s'agit de compte-rendus succincts d'opérations : explosion de mines artisanales, recherche et découvertes de caches, accrochages avec des Talibans etc.
Le quotidien d'une armée en opérations de maintien de l'ordre comme a pu  l'être l'armée française en Algérie.
Parfois il y a des bavures dues aux soldats fatigués, apeurés ou énervés, aux erreurs d'objectifs, d'autres fois aux civils  qui n'obtempèrent pas aux ordres. Comment s'en étonner dans un système religieux où l'on n'hésite jamais à se dissimuler derrière la population civile pour porter des coups à l'ennemi étranger. Là encore, le rapprochement avec la situation algérienne est tentant. Mais la grosse majorité des documents rapporte des opérations de routine.
Concernant l'armée française, rien de nouveau ni de particulièrement spectaculaire n'est annoncé.

En fait ce document est surtout destiné à impressionner le citoyen américain middle-class, qui pense encore que son armée est là-bas pour établir la démocratie et bouter Al-Qeida hours du pays et qui craint de savoir que ses boys y laissent des plumes et qu'ils tuent parfois d'innocents civils.
Sans vouloir faire cynique, dans ce genre de situation, il faut savoir que la différence entre un combattant taliban et un civil dépend surtout de la vitesse à laquelle on lui a retiré sa cartouchière.
Si on lui dit à ce citoyen américain ques ses alliés locaux, gouvernements pakistanais et afghan sont des traîtres et que les boys, d'embuscade en embuscade meurent pour rien, c'est sûr, ça ne va pas lui faire plaisir.

Ni plus ni moins, Wikileaks cherche à répéter le traumatisme qui a conduit au départ du Viet-Nam.
Comme Wikileaks ne vit pas que de l'air du temps, je me demande si en fait il n'y a pas un conflit au sein des cercles mondialistes et de l'administration américaine elle-même quant à savoir s'il est opportun ou non de continuer le combat là-bas. Wikileaks, bien loin de servir les intérêts du citoyen américain servirait en fait ceux de la haute finance internationale et même indirectement ceux du gouvernement Obama qui ne demande qu'à partir mais ne peut le faire qu'en respectant certaines apparences. La pression populaire serait l'argument massue. Et si elle tarde à venir, on la crée le cas échéant.
Aymeric Chauprade nous a expliqué que ce qui a présidé à la crise afghane ce sont  avant tout des intérêts pétroliers. Si ces intérêts venaient à diminuer, les USA pourraient ne plus trouver le même intérêt à cette contrée sauvage et donc chercher tous les moyens de se désengager sans perdre la face, du moins sur le plan intérieur.
Une fois encore, on voit  comment la presse, qui dans son ensemble défend toujours les mêmes intérêts, nous désinforme.

Il y a une thèse de doctorat en zététique  que l'on peut trouver sur le net, de Richard Monvoisin, (à télécharger ICI) qui est un bon antidote à l'approche médiatique de l'information. Je sais que mes lecteurs sont généralement doués d'un bon sens critique, mais raison de plus, il trouveront là de quoi encore mieux le structurer, même si la lecture en est parfois un peu ardue, pas tant à cause du style qui est agréable, mais des références que tout lz monde ne possède pas forcément. Après tout il s'agit d'une thèse et pas d'une liste de courses, encore moins d'un discours de Sarkozy.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire


Afin d'éviter que votre commentaire ne soit détruit, veuillez indiquer un pseudo.

Les commentaires injurieux ou ne respectant pas de manière évidente la multitude de lois liberticides qui nous sont imposées sont susceptibles d'être supprimés. Faites preuve d'intelligence et d'imagination !

Les auteurs des commentaires sont responsables de leurs propos.