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lundi 7 avril 2014

Humanitaire et démocratie, les mamelles de la discorde.

Il y a au moins deux choses dont il ne faut pas se mêler en Afrique, c'est l'humanitaire et la démocratie, ce dont nous sommes malheureusement coutumiers.

L'humanitaire,  parce que nous serons toujours accusés d'en avoir fait trop pour l'un et pas assez pour l’autre, de nous être mêlés d'affaires intérieures et finalement accusés d'avoir participé à un génocide, ce crime juste en dessous de la Shoah dans la vulgate mondialiste.
De plus, et là je sais que je vais être traité d'horrible bonhomme, pourquoi favoriser l'expansion d'une population incapable de se prendre ne charge et qui déborde par à coups ici créant les problèmes sociaux et démographiques dans lesquels nous nous débattons ?

La démographie, parce que cette croyance selon laquelle notre modèle de société dite démocratique, en fait une sorte d'oligarchie élective et cooptative serait, selon nous, un modèle idéal et universel.

Pour prendre l'exemple du Rwanda, qui est à la mode ces jours-ci, le modèle démocratique imposé par l'Occident et la France en particulier a fait que l'ethnie majoritaire Hutue avait la majorité démocratique et personne n'y pouvait rien. Naturellement l'ethnie minoritaire,  les Tutsis, ethnie traditionnellement détentrice du pouvoir considéra cela comme un casus belli . Parce que dans la plupart des pays africains aux frontières artificielles, cela fonctionne ainsi. On relèvera au passage les risques encourus lorsqu'on foule aux pieds les nations.

Ça s'est terminé, comme souvent en Afrique, au coupe-coupe. On connait l'histoire de ce massacre de population.

Ou plutôt, non, on ne la connait pas très bien.
Il y avait, avant les accords d'Arucha, accord destinés à revenir sur l'application stricto sensu des principes démocratiques, des troupes françaises au Rwanda au titre de ce qu'on appelle des conseillers militaires. Ceux-ci aidaient l'armée rwandaise-hutu à contenir la rébellion tutsie soutenue, en particulier, depuis l'Ouganda.
Les négociations d'Arusha ont été conduites en Tanzanie. Cinq accords furent signés à partir de juillet 1992. Le dernier accord fut signé le . Ces accords prévoient à terme l'intégration politique et militaire des différentes composantes internes et externes de la nation rwandaise et le départ des troupes françaises (à partir d'août 19921). Une mission des Nations Unies, la MINUAR, fut créée le 5 octobre 1993 pour veiller à leur application.(Wikipédia)
Quand les troupes françaises garantes d'une certaine stabilité se furent retirées, les Tutsis mettant en oeuvre des ruptures de cessez le feu successives balayèrent  les éléments armés Hutus, mettant à profit l'assassinat du signataire des accords d'Arusha, le président Hutu du Rwanda, autant victime de ses assassins, très probablement Tutsis, que des nations occidentales à côté de leurs pompes, comme d'habitude en Afrique depuis la décolonisation.
En réaction, des milices hutues massacrèrent celle qu'elles considéraient comme une menace, la population tutsie.
Aucune participation, ni avant, ni pendant, de l'armée française n'en déplaise à Kagamé et à deux ou trois pisse-copies du Monde. Il n'y avait plus d'armée française sur place .

L'armée française est revenue ensuite, après le début des massacres pour  les arrêter — on revient dans l'humanitaire — sécuriser les populations, désarmer les milices et accessoirement empêcher les glorieuses forces tutsies de régler son compte à une grande partie de la population hutue . Et de ça, le criminel Kagamé nous en veut beaucoup .
Les criminels de guerre endurcis n'aiment pas qu'on les arrêtent dans leur élan, c'est un peu comme lorsqu'on tague un gribouillis d'art contemporain, l'oeuvre perd en perfection.

8 commentaires:

  1. Et en Centrafrique, c'est la même chose.
    Nous n'avons pas les moyens d'avoir une force d'intervention permanente.
    Oder ?

    Comment obliger les gens qui ne se supportent pas à vivre ensemble ?
    Et ils sont de la même race qui n'existe pas ! C'est juste la religion qui les sépare !

    Je frémis à l'idée de ce qui pourrait se passer chez nous...

    Mais ayons bien en tête que de toute façon, c'est notre faute, hein !

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  2. Et je me rends compte que je suis hors sujet !
    Tu parlais d'humanitaire et de démocratie.

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  3. tu es naturellement en plein dedans, il ne faudrait pas grand chose pour que ça dérape

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  4. Voilà, c'est la faute à la France. De toute façon, quoiqu'il arrive, c'est la faute à la France, toujours.

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  5. Taguer un gribouillis d'art contemporain ? Mais vous êtes ignoble...

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  6. @Franckferdinand
    Charge à nous à ne pas entrer dans ce jeu. Affirmons haut et fort que Kagamé est un criminel de guerre.

    @Jazzman
    il m'arrive de me complaire dans l'ignominie :-D

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  7. J'aime bien "frontières artificielles"
    C'est vrai que lorsqu'on regarde les pays africains ou nord africains - Libye, ancien empire ottoman ; Syrie.. découpé avec un crayon et une règle par quelques pseudo Lawrence d'Arabie, on ne s'étonne pas des sempiternels conflits.

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  8. toute l'Afrique et une grande partie du Proche et Moyen Orient ont été dessinés à la règle et au compas.
    Comme tu dis après il ne faut pas s'étonner.

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