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mercredi 14 mai 2014

La mal aimée

Hier 13 mai on aurait pu commémorer  l'évènement fondateur de la Vème République à savoir le putsch du 13 mai 1958.
En 1958 on est en pleine guerre d'Algérie, l'armée a repris la main en Algérie mais a en partie évincé le pouvoir civil qui a largement démontré son incompétence.
Travaillée par les agents gaullistes qui veulent le retour du Grand Homme, exilé volontaire à Colombey-Les-Deux-Eglises, l'armée fomente un putsch à la  suite duquel le Président du moment René Coty rappelle 'Le plus illustre des Français" au pouvoir.

La suite on la connait, transformation de la IV ème en Vème, trahison de ceux qui l'ont porté au pouvoir, indépendance des pays colonisés dans des conditions dramatiques, pérennisation de la division du pays en deux blocs quasi irréconciliables, immigration massive de submersion en provenance des pays ex-colonisés, retard industriel sur nos proches voisins, à cause d'une main d’œuvre trop bon marché concurrençant l'automatisation .  J'en passe, la liste est longue et accablante.

On peut dire que par maints aspects, cette guerre à l'origine de cette République n'est pas encore finie aujourd'hui et qu'on ne sait pas si elle finira sans repasser par une phase plus active mais sur notre territoire  cette fois-ci.

Dans ces conditions, comment s'étonner, que personne n'ose commémorer la naissance de cette fille d'un viol de la démocratie, taillée à la mesure du Grand Homme et pourtant capable de s'adapter à la dictature comme au laxisme le plus débridé, aux fins politiques comme aux bourrins les plus stupides, aux honnêtes hommes comme aux crapules ?
Peu à peu nous avons pu observer son glissement vers un formalisme démocratique, un pharisianisme de la démocratie qui fait que les citoyens ne se sentent plus concernés et se désintéressent du château, pensant tirer leur épingle du jeu en menant seuls leur petit bout de chemin.

C'est évidemment une erreur dont nous payons, un peu plus cher tous les jours, l'addition.

2 commentaires:

  1. pourtant dans la caste, tout le monde a fini par se rallier à cette magnifique Constitution si malléable.

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