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vendredi 13 mars 2009

le retour des barrières d'octroi ?

Routes : vers un péage sur une nationale ? source l'Argus automobile.
L'Etat n'a plus les moyens d'assumer l'entretien des infrastructures routières, entend-on ici et là. Mais l'usager peut-il prendre la suite ?
La seule solution ? La route nationale « Centre Europe Atlantique », appelée communément RCEA, pourrait bien devenir la première nationale payante. La concession serait éventuellement confiée à APRR, qui gère déjà un certain nombre d'autoroutes en France.



Ce long ruban de bitume qui traverse la France (de Mâcon à Royan) connaît une histoire tumultueuse depuis plus de dix ans. Beaucoup de poids lourds y circulent, et si la majeure partie de la route est en configuration 2 x 2 voies, ce n'est pas le cas partout. Et... les accidents s'enchaînent et se ressemblent : « La RCEA est une route de transit où circulent entre 10 000 et 15 000 véhicules par jour, dont la moitié de camions. Elle est dans un état lamentable » commence le président du Conseil général de l'Allier, Jean-Paul Dufrègne. Et de continuer : « Notre pragmatisme nous pousse à accepter une mise en concession, avec des réserves importantes, notamment la gratuité pour les personnes qui font du cabotage. » Selon lui, « l'État n'a plus les moyens d'assumer ses infrastructures », et c'est bien là le problème. Pour moderniser cette route, une enveloppe de 900 millions d'euros serait nécessaire, une somme visiblement déraisonnable pour le budget d'un département comme l'Allier : « A la vitesse actuelle, il faudrait 30 ou 40 ans pour finir les travaux » maugrée le président communiste du département. Du côté du secrétariat d'État aux transports, on confirme que la RCEA pourrait bien être assujettie à péage : « Nous discuterons notamment des tarifs et des emplacements de barrières de péage. Cette discussion permettra de tenir compte des attentes des populations » a indiqué Dominique Bussereau il y a deux semaines, lors d'une visite à Clermont-Ferrand.



On paiera deux fois, en tant que contribuable, car la part équivalente ne sera pas rétrocédée au contribuable, et puis comme usager.
En fait c'est le concept même de route nationale qui est remis en cause et derrière cela le principe même d'État centralisé. Qu'est-ce qu'un État qui n'a plus le contrôle de ses lois, de sa monnaie, de son armée, de ses routes ? du vent ! et une bonne occase pour les copains et les coquins de vivre du bon temps aux frais de la princesse.
Il nous l'avait dit pourtant : Ensemble tout est possible... et surtout le pire !

10 commentaires:

  1. Je propose le retour à la bonne vieille gabelle (l'impôt sur le sel), mais appliqué au "shit". Ca remplirait les caisses...
    Et puis pourquoi pas aux ponts et aux limites de quartiers sensibles... Oh là là, je sens que ce truc m'inspire et que ça ne va pas tarder à donner un chapitre de plus pour ma "saga du petit homme", ce triste sire qui accélère le processus de délabrement et de démembrement généralisé de notre pauvre pays. "Le seigneur des gogos" porte bien son nom.
    Merci pour l'info, Paul-Emic !

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  2. """""l'État n'a plus les moyens d'assumer""""
    L'État effectivement n'assume plus grand chose et ce à tous les niveaux (ex : Police privée municipale des maires se substituant à la Police Nationale, la seule qui devrait exister au niveau de la constatation des infractions). Et pourtant on nous en pique du pognon !
    Il faudrait peut-être réviser les priorités et s'occuper avant tout de la France et des Français.Mais ce ne sont absolument pas les intentions du gouvernement mondialiste actuel inféodé à l'oncle SAM et à ses lobbies.
    La France s'appauvrit au bénéfice d'autres pays européens. C'est ainsi que se fait l'unification économique et sociale. On est en train de faire une Europe similaire à ce que sont les USA avec tous ses pauvres et le règne des lobbies.
    Notre choix électoral est bien mince. Mais le choix est une illusion créée entre ceux qui ont le pouvoir et ceux qui ne l’ont pas.

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  3. @CCrider, j'attends avec impatience de lire cela.
    @Ahae il y a un slogan de 68 qui reste valable envers et contre tout et quel que soit son bord politique : "élection piège à c.."

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  4. "élection piège à c.."
    Slogan effectivement réaliste, mais maintenant que l'on voit la vraie face de la politique de notre Président de la République actuel, si choix il n'y a pas la prochaine fois (Ségolène versus Sarkozy n'a jamais été un choix, c'est du genre pile je gagne, face tu perds), autant voter pour celui qui amènera le chaos le plus rapidement possible plutôt que de végéter depuis tant de temps dans cet état (aussi Etat) larvaire.
    Du chaos naîtra du neuf (je l'espère du moins, sinon c'est à désespérer définitivement des gens de notre pays)

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  5. Il est prévu que lorsque nous ne pourrons plus rembourser les émirs, le Louvre et son contenu leur sera offert.

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  6. @AHAE, oui je suis d'accord avec cette politique du pire, ça n'a pas toujours été le cas, mais j'ai bien peur qu'il n'y ait plus d'alternative.
    @ Shadowsong Tout à fait, je ne me souviens plus le nom du projet mais j'avais fait un article là-dessus je crois bien dans mon précédent blog sur 20six

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  7. Et pourquoi pas leur vendre Chambord, Azay le Rideau et tous les châteaux de la Loire avec Notre Dame et la Tour Eiffel en prime ?

    Ce prochain chapitre sera sur :
    http://www.etpourquoidonc.fr/ et non sur l'ancienne version. Quand je l'aurai écrit...

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  8. il y a 32 an s un livre faisait la une avec son titre "Demain le Moyen-Age", ils avaient raison : ça y est on y est !

    de toutes façons on revient aux féodalités à fond de train (bien sur les féodalités actuelles sont capitalistes mais ce n'est que son adaptation aux conditions matérielles de production, comme dirait Marx.

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  9. CCRider : tu sais que les Rockfeller prennent une sérieuse option sur le Château de Versailles qui s'en remet de plus en plus à eux, via une fondation, pour les gros travaux d'entretien et de rénovation.

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  10. @ Roland,
    vous avez parfaitement raison, D'ailleurs en autorisant les régions à négocier avec leurs homologues en s'affranchissant de la tutelle de l'État on assiste bien à une parcellisation du pouvoir qui s'apparente d'une certaine manière à l'état du pouvoir au Moyen-Age:
    Ps : j'ai fait un tour sur votre blog, il est intéressant.

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