En poursuivant votre navigation vous acceptez l'installation de cookies

mardi 18 décembre 2018

Les cinq enseignementsque je tire des Gilets Jaunes

Alors que l'avenir du mouvement des "Gilets Jaunes" peut paraître incertain, on peut toutefois en tirer quelques enseignements.

Tout d'abord le plus évident : la nomenklatura, le système, la superstructure, peu importe le nom qu'on lui donne, n'a rien compris au mouvement des GJ et continue de le mépriser. Les réactions des différents acteurs de la vie politique, de Macron, Philippe, jusqu'au plus obscur des scribouillards de BFM, montrent toujours ce mépris et cette morgue. La manière dont le gouvernement remet déjà en cause les "concessions" de Macron devrait éclairer les derniers naïfs.
Un député se croit trop intelligent pour le pôple et j'ai même entendu un prétendu professeur de droit constitutionnel affirmer qu'il était d'accord avec le RIC à condition que la volonté du peuple s'efface devant  les différents textes constitutionnels . On ne saurait être plus méprisant et signifier au peuple qu'il ne vaut rien, qu'il n'est que de la merde et qu'il ne détient plus la souveraineté, principe de base de la feu démocratie. C'est une logique décrite par les Anciens, Thucydide ou Aristote par exemple, la démocratie évolue en dictature populaire puis en oligarchie et en tyrannie  jusqu'à ce que la monarchie vienne reprendre tout cela en main. Le pôple est prié de se contenter de faire de la figuration.
La confiance envers le pouvoir en place est une chose qu'il faut définitivement oublier !

Second enseignement que j'en tire, la spontanéité, l'esprit bon enfant ne font pas le poids lorsque le système se raidit et en vient à lâcher ses prétoriens sur une foule désarmée.
En même temps que les forces du désordre se livraient à des provocations en tirant et chargeant sur des manifestants pacifiques, les casseurs on été déployés soit directement par le pouvoir, soit encouragés par lui, comme l'écrit dans l'Avant Guerre Civile, Eric Werner, afin de  discréditer le mouvement populaire.
Cela a été particulièrement visible cette fois-ci. Mais lorsque l'argument de violence ne suffit pas à affaiblir le mouvement alors l’État n'hésite pas à faire tirer directement sur la foule, d'abord avec des lacrymos et des flashballs, à très courte distance, demain avec des armes à feu n'en doutons pas un seul instant. Il pourrait aussi lâcher les banlieues sur les contestataires au nom de l'antifascisme et de l'antiracisme, mais ce serait un de ses derniers actes.
Il en sortira une loi tellement liberticide contre les manifestations que cet épisode n'aura servi qu'à réduire encore les libertés individuelles et collectives.

Troisième enseignement, seul un mouvement à la fois organisé et ouvert politiquement aura suffisamment de force pour tuer la Bête.
Organisé, car un corps sans tête ne va nulle part, ouvert politiquement car il s'agit de regrouper l'ensemble des opposants au mondialisme, ce qui exclut d'office les alternatifs et les déchets du communisme qui sont des collaborateurs objectifs du mondialisme. Alors la doctrine sera claire et le combat facile.

Quatrième enseignement, le mouvement doit être continu afin de pousser rapidement le pouvoir dans ses retranchements et d'affoler l'appareil d’État. La révolution le samedi est un modèle qui a montré toutes ses limites quand une semaine d'émeutes aurait entièrement bouleversé l’État.   Comme Hannibal aux portes de Rome, on est passé pas loin, mais on ne s'est pas arrêté.

Cinquième enseignement, il ne reste plus qu'à bosser les classiques révolutionnaires . Dans le domaine nous avons beaucoup à apprendre des trotskistes et des bolchéviques pour nous préparer à agir pendant cette année 2019 qui ne sera pas sereine.


14 commentaires:

  1. Ce mouvement est tellement nouveau que chacun peut, je crois en tirer ses propres enseignements. Voici les miens, calqués sur les vôtres.

    1 - Dans notre Constitution, il n'est pas question de "confiance envers le pouvoir" mais de "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple".

    2 - Je crois que c'est "la spontanéité, l'esprit bon enfant", opposés à ce que le pouvoir leur demandait, qui ont contribué à ce que les forces de l'ordre rejoignent le mouvement.

    3 - Pour inorganisé qu'il soit, ce mouvement, qui ne compte que quelques semaines d'existence, n'en a pas moins réussi à faire trembler le pouvoir,(cf l'hélicoptère prêt pour évacuer le Président de l'Élysée) !

    4 - Faisons-leur confiance et soutenons-les dans l'évolution de leur mouvement.

    5 - Ce mouvement, qui a surpris par sa nouveauté, il est peu probable que les gens qui le composent soient prêts à échanger leur drapeau tricolore contre le drapeau rouge.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. un gouvernement du par et pour est nécessairement un gouvernement dans lequel le peuple pourrait avoir confiance.
      Pour les autres points, c'est votre ressenti comme ce que j'écris plus haut est le mien et seul l'avenir nous dira qui avait raison.
      J'aurais dû rajouter que ce mouvement m'a montré que le peuple français existait encore (honnêtement à ma grande surprise) et rajouter pour combien de temps encore ?

      Supprimer
  2. Je serais plutôt d'accord avec Mildred, le contexte est entièrement nouveau et on ne peut pas se fier tant que ça aux "enseignements de l'Histoire".
    Je ne prétend pas savoir où ça va nous mener mais je suis assez optimiste la bande à Macron ne va pas s'en tirer facilement.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. je vous rejoins au moins sur le dernier point, l'année 2019 risque d'être assez chaude pour la macronie

      Supprimer
  3. Parlez nous si vous voulez de Gabriele d'Annunzio et de l'État libre de Fiume, de la contre-révolution du baron Ungern-Sternberg de Mongolie, de la Commune de Kronstadt, voire des cosaques libertaires de Nestor Makhno dans l'Ukraine en feu... mais de grâce dispensez-nous d'absorber la potion amère judéo-bolchévique et son coup d'État. Nous serions alors dans de beaux draps et ce serait la catastrophe assurée. Nous n'avons absolument rien à apprendre du trotskisme, ce poison mortel.

    Il est souhaitable d'abattre l'édifice en place, mais certainement pas pour en ériger un autre en tout point comparable et aussi oppressif.

    Bien sûr les risque à prendre sont énormes, beaucoup y sont prêts conscients des dangers. Quant à ceux qui glosaient à perte de vue sur l'imprévu en Histoire, ils se trouvent désormais face à leurs responsabilités, ce qui ne manque pas de drôlerie quand j'observe l'attitude de certains.

    Une société bien faite serait celle où l'État n'agirait qu'à minima, pour empêcher les déséquilibres et rétablir comme légitime tout ce qui a été dégradé.

    « L'idée-athée par excellence est l'idée de progrès. » S. W.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les marxistes sont des techniciens hors pair concernant la prise de pouvoir et la clandestinité. Ce que j'ai écrit plus haut n'est pas un jugement de valeur sur leurs idées bien entendu. De même que les parachutistes en Algérie conduisaient la contre révolution et s'inspirant de leur expérience indochinoise, de même nous aurions tort de ne pas nous inspirer des techniques qui marchent, mais je n'ai jamais proposé de verser dans un régime autoritaire encore moins de gauche.

      Supprimer
    2. Vous surestimez, comme beaucoup de nationalistes, les qualités des marxistes en matière de prise de pouvoir. Elles ne tiennent le plus souvent qu'à leur opportunisme absolu et à l'idée messianique juive de la République universelle, la barbarie à l'état pur en somme.

      D'autre part, sans pognon pas de révolution. Et nous savons d'où provenaient les fameuses aides extérieures des bolchéviques. Max Warburg avançait de l'argent aux bolchéviques :

      "Cher Camarade. – En conformité avec un télégramme du Wesphalian-Rhineland Syndicate, la banque Max Warburg et C° nous informe qu'un crédit a été ouvert à l'entreprise du Camarade Trotski" Signé J. Furstenberg. 21 septembre 1917.
      Jacob Schiff paraît avoir donné 12 000 000 de dollars pour la révolution russe de 1917 (premier versement). Etc, etc...

      En revanche nous avons plus à apprendre de de l'expérience opérationnelle en Indochine et en Algérie d'un Colonel Trinquier qui la théorise en 1961 dans son œuvre majeure "La Guerre moderne", ce que vous dites justement.


      Supprimer
    3. @Danny vous avez probablement raison

      Supprimer
  4. Charles Gave dit dans une vidéo que c' est la France de ceux qui se sentent bien là où ils sont nés , contre ceux qui sont bien "partout" .. Les enracinés vs "nomades mondialistes" .. la vieille opposition sédentaires vs nomades . Il y a de ça et beaucoup plus ! je crois que cela va bien au-delà . "A celui qui n'a rien, la Patrie est sont seul bien" (Jean Jaurès) et puis tenir "une ligne en équilibre entre le nationalisme légitime et le socialisme nécessaire" ;-)

    RépondreSupprimer
  5. sauf que Jean jaurès n' a pas écrit "sont" avec un "t" final , une horreur que j' ai vu après impression ! j' ai échappé au coup de règle sur les doigts par notre amie Carine ! pfffiouuuu ! pas passé loin ... ;-)

    J' avais bien compris qu' il ne s' agissait pas d' instaurer un régime "soviétique" mais de comprendre une tactique qui a bien fonctionné grâce à des aides extérieures bien venues ! la différence est que NOUS sommes totalement désarmés ! merci à tous les enculés qui se sont succédé depuis 1981 (minimum!) de nous avoir livré pieds et poings liés pour sauver leurs culs merdeux ! mais franchement , voir des hordes de bolchéviques façon "1917" envahir les palais nationaux armés des Mosin-Nagant à longue baïonnette effilée pour embrocher et fusiller toute notre chienlit politique , ses larbins , ses bobïstes , ahhhh ne me dites pas que c' est horrible ! voir zigouiller TOUTE cette classe politique pourrie jusqu'à l' os ferait ma joie ! et peu importe dans un premier temps QUI fera ce boulot ! merci d' avance !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. nous faisons tous des fautes de frappe et même d'orthographe parfois surprenantes. Je pense que l'écriture/lecture sur écran ne met pas en œuvre les mêmes circuits neuronaux que l'écriture manuelle et la lecture sur papier. J'avais bien compris même avec le T :-)

      On peut même faire remonter cela au moins jusqu'à 72 date de la loi Pléven et même 67 la loi sur la contraception, première brique de l’échafaudage.

      Supprimer
  6. Ce fut la même chose en 1789 avec le soutien logistique et financier de l'Angleterre dont on parle trop peu. Mais pour quelque révolution "nationale" que ce soit, pas de financement, pas de soutien extérieur, des médias hostiles et experts en désinformation. Autant dire qu'il va falloir tout inventer et salement ramer à contre courant. En dehors d'un miracle (du type flics mettant la crosse en l'air), on a peine à y croire…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. on peut faire une ou plusieurs révoltes destructrices mais de là à bâtir un après dans un monde "mondialisé" il y a en effet un pas énorme.

      Supprimer


Afin d'éviter que votre commentaire ne soit détruit, veuillez indiquer un pseudo.

Les commentaires injurieux ou ne respectant pas de manière évidente la multitude de lois liberticides qui nous sont imposées sont susceptibles d'être supprimés. Faites preuve d'intelligence et d'imagination !

Les auteurs des commentaires sont responsables de leurs propos.