vendredi 26 août 2016

Interdiction du burkini (2)

Sans surprise, le Conseil d’État a remisé les arrêtés municipaux interdisant le burkini.
Dans l'état actuel du droit , je ne voyais vraiment pas comment il aurait pu en être autrement.

Le problème, c'est que notre droit droitdelhommiste est fait pour nous tuer et qu'il n'y a rien à en espérer dès lors qu'on a posé les préalables comme quoi, le racisme ne pouvait venir que des Blancs, accessoirement des Chrétiens et que tous les métèques de la terre avaient plus de droits que les citoyens dans un pays donné.
De même la provocation ne peut venir que de nous, les autres se contentent de vivre leurs coutumes et leur religion.
Nous sommes dans un cercle infernal qui ne peut pas se briser dans les règles de ce que la classe politique nomme l’État de droit. Il n'y a plus rien à espérer des élections.

Maintenant la vérité est ailleurs

Le retour du Hobbit

Le saigneur des zéros Saison II


Il vous a déjà trompé une fois, 
il n'a pas tenu ses promesses,
il a conduit une politique à l'inverse de celle pour laquelle il avait été élu,
il est allé bien plus loin que ce qu'osaient espérer nos ennemis en institutionnalisant leurs représentations ,
il s'est déclaré lui-même vassal de l'empire mondial,
il a déclenché une guerre post-coloniale qui a ébranlé le monde, juste pour dissimuler le financement de sa campagne,
il a soutenu des mouvements islamiques qui martyrisent les Chrétiens au Proche et au Moyen-Orient,
il récolte des fonds pour sa prochaine campagne auprès des monarchies pétrolières qui manipulent le terrorisme islamique en sous-main 
et vous
en voulez encore ?
Français si vous voulez cela, vous ne valez pas plus que lui et le sort qui vous attend est justifié  !

jeudi 25 août 2016

L’Allemagne redoute une menace et appelle sa population à faire des réserves – medias-presse.info

L’Allemagne redoute une menace et appelle sa population à faire des réserves – medias-presse.info



Le gouvernement allemand a présenté un plan de défense civile et a appelé les Allemands à stocker eau et vivres pour parer à de graves menaces : attentats, catastrophes, invasion, …
Le plan prévoit une série de dispositions visant à garantir le fonctionnement de l’État en cas de trouble majeur, ainsi que l’approvisionnement de la  population en vivres et soins médicaux.
Le ministère de l’Intérieur précise qu' »Une attaque sur le territoire allemand qui réclamerait (le recours à) une défense conventionnelle est peu probable« , mais ajoute que le pays doit être « suffisamment préparé à l’éventualité de la concrétisation d’une menace«[...]
La suite sur Medias-Presse.Info
Rappelons qu'il y a quelques jours, l'Allemagne a pris des dispositions législatives pour que l'armée soit habilitée à faire du maintien de l'ordre sur le territoire.
Certains gouvernements semblent prévoir des évènements dramatiques à court ou moyen terme, pas le notre je vous rassure, ici les nuages radioactifs comme le reste s'arrêtent à la frontière et à la suffisance de nos gouvernants.
Pourtant on sait que le système financier  mondial peut s'effondrer d'un moment à l'autre, que les USA et leurs valets de l'OTAN cherchent une confrontation à l'Est, sans parler d'un attentat islamique à la bombe "sale" . Les temps sont risqués et compliqués. 

Heureusement que nous sommes guidés par des aigles !



La même tête de vainqueur ou presque ...

Interdiction du burkini . Ouvrons les paris !

Le Conseil d’État, doit statuer aujourd'hui sur la légalité des arrêtés anti-burkini.

Sur le fond, il parait improbable que le Conseil valide ces arrêtés. Chacun est libre de s'habiller comme il veut dans le domaine public, dès lors qu'il reste identifiable (et même cela c'est objectivement un abus de pouvoir) .
Les déclarations toutes récentes de Valls semblent d'ailleurs ouvrir la voie : quand un policier verbalise, c'est qu'il fait preuve d'ostracisme .

Le problème du burkini ce n'est pas le vêtement en soi, même si à titre personnel il me hérisse, mais le fait qu'il est un signe de ralliement et une incitation au prosélytisme, à la révolte et à la contestation des sacro-saintes "valeurs" de la république.
C'est une provocation anti républicaine mais surtout anti chrétienne . On notera que les tarés de Saint Étienne du Rouvray n'ont pas été égorger un maire, un député ou un ministre mais bien un prêtre !
Ils savent que la république n'est qu'un ventre mou et que ses peudos valeurs ne représentent rien ni personne alors que le seul très petit écueil reste la religion catholique. Alors ils s'en prendront d'abord à elle puis submergeront le reste.

Il faut rappeler l'origine de cette affaire du burkini . Des personnes d'origine algérienne ou marocaine envoient leurs femmes investir une plage publique puis agressent des touristes et des locaux pour les faire partir de la plage. Les villageois se défendent et vu le contexte, trois jours après Nice, les autorités publiques sont obligées de réagir. Elle ne réagissent pas contre les fauteurs de trouble en les expulsant mais contre le maillot de bain qui n'est qu'un épiphénomène dans cette affaire. L'affaire du burkini n'est que la matérialisation de la coopération des autorités avec les envahisseurs. C'est un signe au mieux de lâcheté, au pire de trahison, un de plus.

Notre civilisation est arrivée à un tel niveau de complexité, les principes et les lois sont tellement enchevêtrés et contradictoires qu'il n'y a plus aucune issue possible dans aucun domaine. Nos lois, au sens large, jouent désormais contre nous dés lors que la Vertu a déserté les cœurs des "élites" et le courage les tripes de nos concitoyens. On devrait même dire de nos frères de race, car tous tendent à confédérer les allogènes contre la race blanche. C'est un constat. Nos gouvernants ne veulent-ils pas offrir 25% de postes politiques aux "minorités" ?

Nous sommes morts et je ne perçois aucune étincelle d'espoir dans le paysage politique. Quand je vois les guignols se mettre en place pour la campagne qui se prépare, les Montebourg, Juppé Hollande, Fillon, Sarkozy, j'en passe et des pires, qui se préparent à faire élire l'un deux, car l'un ou l'autre ce sera pareil, j'ai envie de vomir.

J'ai mal à mon pays qui n'existe plus. Nous sommes les nouveaux Russes Blancs, mais nous, nous n'aurons aucun endroit où trouver refuge.

C'est pour cela que j'attends sans espoir cette décision du Conseil d’État. Quand bien même elle serait favorable, elle sera cassée par la Cour européenne de justice tellement le Droit et la justice sont désormais viciés.
Aucune civilisation n'aura jamais été jetée bas par une telle concentration de traitres et de complots.
"Ils sont partout" comme titrait un journal de l'Occupation.

mercredi 24 août 2016

Coup de chance d'un reporter ou mise en scène d’attentats ? Le hasard fait bien les choses !





Un journaliste allemand,  curieusement marié avec une ex parlementaire israélienne, ancienne des services secrets du même pays, se trouve miraculeusement sur les lieux de deux attentats, à la bonne heure et bien placé pour ne pas en perdre une miette, dans deux pays différents  à quelques jours d'intervalle. Quel cul bordé de nouilles dites moi ! 
De plus en plus, il parait évident que tous ces attentats sont manipulés en sous main.

Il y a une analyse très intéressante faite par  un blogueur  (cliquer) Youtubeur (cliquer) , Rorschach qui met en évidence les liens entre les Illuminatis et les attentats dramatiques survenus depuis le 11 septembre 2001. Cette vidéo s'inscrirait parfaitement dans sa démonstration.

On n'est pas obligé de le suivre sur  tout, comme le retour de l'Antéchrist, mais il montre la dimension occulte qui existe derrière ces attentats. En clair, même si on est un pragmatique matérialiste, ignorer la dimension gnostique de ceux qui conspirent dans notre dos serait très dangereux.

Merci à Medias Presse Info qui m'a fait découvrir cette vidéo.




mardi 23 août 2016

lundi 22 août 2016

Le Président Milosavic est innocent des crimes de guerre qui lui ont été reprochés

Le Président Serbe, Slobodan Milosevic décédé  empoisonné dans sa prison du TPI en 2006 vient d'être reconnu innocent par le TPI des crimes de guerre et d'épuration ethnique qui lui étaient reprochés.

Non seulement cet homme a été avili par les puissances mondialistes qui tenaient à faire sauter le barrage contre l'invasion musulmane que représentait une Serbie non asservie à l'Occident, puis emprisonné et pour finir empoisonné, mais en plus il était complètement innocent de ces crimes.

Les coupables : naturellement les grandes puissances parties prenantes dans cette affaire dont la France, dont le moindre des rôles aurait dû être de protéger la vie de cet homme jusqu'à la conclusion de son procès ; la ou les grandes puissances qui ont commandité son assassinat ; les Pays-Bas qui assuraient l'administration et la garde de cette prison sans exclure potentiellement les Albanais, Kosovars musulmans et Bosniaques dont on ne peut écarter la participation.

Les puissances occidentales sont vraiment indignes et nous le paierons cher un jour, à mon avis pas si lointain

Lien Nouvelles de France

A lire également dans Présent du 20 août.

Silence assourdissant des merdias et de ce p..tain de gouvernement de lopes .

samedi 20 août 2016

Duflot se jette à l'eau !


Et si Trump jouait un rôle ?

Et si Trump jouait un rôle ? Celui de décevoir ou rebuter une partie de l'électorat républicain afin d'assurer l'élection de "Killary" Clinton.
Cette hypothèse n'est pas de moi mais je l'ai trouvée dans un webzine américain (Intrepid Report) pas spécialement de droite d'ailleurs.
It is my contention that The Donald is playing his role and playing it well. Killary is not well liked by a majority of voters and Donald’s assignment is to alienate, insult, and frighten as many people as possible to ensure that they go running to vote not for Killary but against him. He has done an excellent job. Trump is not a fool or a stupid man and for him to run the campaign he has run brings into doubt his seriousness as a candidate.
 Traduction :
Je soutiens que Donad joue un rôle et le joue bien. Killary n'est pas très aimée par une majorité d'électeurs et le rôle de Donald  est de détourner, insulter et effrayer autant de gens que possible afin qu'ils aillent voter, non pas pour Killary, mais contre lui. Il a fait un excellent boulot. Trump n'est ni un idiot ni un imbécile et conduire sa campagne comme il l'a fait amène le doute sur le sérieux de sa candidature.



C'est une hypothèse intéressante car il faut rappeler, même s'il s'en est expliqué,  que Hillary Clinton était présente à son mariage et que l'épouse de Trump et la fille de Clinton sont de grandes amies, ce qui ne cadre pas vraiment avec la manière dont ils se traitent à présent.
On sait que ce genre d'hypothèse n'est pas nouveau sous les cieux puisque le rôle de repoussoir a pu être joué par le FN et particulièrement par Le Pen (consentant ou non ?) à l'occasion d'élections françaises, le plus bel épisode étant 2002 (plutôt le voleur que le fasciste).
Si cela était vrai on assisterait là à une belle opération sous faux drapeau (false flag) cette fois ci en vue de kidnapper le vote des électeurs, ce genre d'opération semblant devenir la règle en Occident et particulièrement aux USA.

jeudi 18 août 2016

Ce que le burkini révèle sur l'homme musulman et la société française.

L'affaire du burkini nous révèle, si besoin était, la violence de l'homme musulman, une violence indélogeable logée au plus profond de l'être.
D'abord la violence envers les femmes, musulmanes ou non, ensuite une violence envers le monde entier.
Si la femme est voilée, ce n'est pas pour protéger "sa" pudeur, mais pour la protéger des violences sexuelles de l'homme en général et de l'homme musulman son plus proche compagnon.

Le topless commun sur nos plages depuis les années 70 n'a pas entrainé un surplus significatif de viols de la part de l'homme européen.
Par contre dès que des Mahométans mettent les pieds quelque part, hors de chez eux j'entends, car là-bas ils font ce qu'ils veulent, la prétendue impudeur de nos femmes leur posent un problème.

Mais tirez vous les gars on ne vous retient pas, ayez le courage d'assumer votre religion, lâchez les allocs pour vivre pleinement votre foi.
Mais ça ils ne le feront pas.

Exerçant un métier en rapport avec le tourisme, je sais que la quasi totalité des Iraniennes ou des Saoudiennes en vacances en France ôtent dès qu'elles peuvent leur drap de lit pour se vêtir à l'occidentale. Preuve que ça ne leur pose pas un problème particulier de pudeur.
C'est donc bien l'homme musulman, incapable de se contrôler, tant sur le plan de la violence physique que sur le plan sexuel, qui est en cause.

Alors comment faire ? Inutile de compter sur les autorités qui vont endormir le poisson : plus que deux semaines avant la fin des vacances. Puis le problème va pourrir comme sait le faire l’État français. Il y aura de plus en plus de créneaux de piscine réservés aux Fantomettes et dans 10 mois l’idéologie musulmane aura encore progressé.
Légalement, nous ne prônerons que des moyens légaux,  il faut résister à chaque occasion, faire suer son maire et son député, lancer des pétitions, tenir tête autant que faire se peut aux petits nazillons en burnous.
Protester, gueuler, faire du bruit en n'oubliant jamais que nos pires ennemis sont d'abord nos politiciens, sans lesquels rien de tout cela n'aurait été possible et qui vous ont trahis sans discontinuer depuis 1958.

Du mariage homo à la polygamie et autres dérives

Médias-Presse infos a récemment mis en ligne un article faisant part de la volonté de certains musulmans de revendiquer la légalisation de la polygamie arguant du fait que si le mariage homosexuel était légal , pourquoi la polygamie ne le serait-elle pas ? donnant ainsi raison aux opposants au mariage homosexuel, dont j'étais et je suis, qui avaient à l'époque avancé ce genre d'argument.

Comme nous sommes en vacances et que je n'ai pas trop envie pour l'instant de me lancer dans des articles de fond, je vous fais part Ô lecteurs des mes interventions dans cette discussion. Les interventions auxquelles je réponds sont synthétisées et en italiques.

Dans l’absolu ils n’ont pas tort, la polygamie est certainement moins nuisible pour une société que le mariage homosexuel.

(En quoi trouvez vous que le mariage homosexuel est nuisible ?)
Déjà le fait que les musulmans pourraient s’en servir pour demander la légalisation de la polygamie, ce qui à coup sur nous ferait changer de société.
Le mariage homosexuel est nuisible parce qu’il est par nature non productif et stérile, il ne contribue en rien au développement et au maintien de la société, à sa pérennité et ce non pas par accident comme cela peut se produire dans la vie, mais ontologiquement, par sa nature même.
Il n’est donc socialement pas justifié.
Pour céder aux caprices de certain(e)s qui veulent quand même jouer à papa-maman il va remettre en cause les principes naturels de la reproduction humaine et partant la filiation naturelle. Il va donc déséquilibrer de manière très grave l’équilibre des enfants à naître qui seront conçus par des principes plus ou moins artificiels et qui vont être condamnés à être élevés par des paires mâle/mâle ou femelle/femelle. On ne leur demandera naturellement pas leur avis alors que la tendance dans les divorces est désormais de recueillir l’avis des enfants sur le droit de garde . Ça reste consultatif, mais ça existe.
Le mariage homosexuel va aboutir à des ignominies comme ce couple homo australien qui va faire porter « leur » enfant par la sœur de l’un d’eux. Pourquoi pas la mère demain_?
C’est complètement ignoble et le mariage homosexuel est socialement ignoble et indigne d’une société qui se prétend civilisée et respectueuse des droits de l’Homme et de l’Enfant.
(Des études sérieuses démontreraient que les enfants ne sont pas traumatisés d'être élevés par des homosexuels . La polygamie est déjà légale à Mayotte)

Vous les trouvez où vos études sérieuses, j’en connais de tout aussi sérieuses qui démontrent le contraire ?
Mayotte est si peu française que la plupart des textes de loi sont adaptés à ce cas particulier, on n’aurait jamais dû départementaliser ce territoire, celui qui a fait cela devra payer.
Je sais bien que le mariage homosexuel existe et j’espère bien qu’il y aura un jour quelqu’un d’assez intelligent et courageux pour démonter cette erreur , ce crime social.

(Si on ne voulait pas du mariage homo il ne fallait pas inventer le mariage)

Sans vouloir être offensant c’est le type même de l’argument débile.
Qu’est-ce donc que le mariage ? C’est la garantie que donne la société à un couple en vue de pérenniser sa propre existence c’est à dire, plus clairement, en vue que ceux-ci fassent des enfants. Sans cela le mariage n’a ni sens ni justification.
On peut s'aimer, on peut vivre à deux, à dix , avec des personnes du sexe opposé ou du même sexe sans recourir au mariage.

En lâchant les amarres avec le mariage homo, la société renonce à son futur et toutes les dérives sont possibles . On en voit déjà certaines poindre à l’horizon . La polygamie, qui existe ailleurs, n’en étant que la moins grave à mon avis car elle ne modifie pas la finalité.
Le mariage homo n’est que la matérialisation de la volonté suicidaire de nos sociétés occidentales . Soyons certains que cette politique portera ses fruits en moins d’une génération, car au-delà du « manque à gagner » engendré par quelques mariages homo c’est le but même de la société qui change. Et une société sans but, qui renonce à avoir un avenir est aussi morte qu’un canard qui continue à courir après qu’on lui a tranché la tête.

lundi 15 août 2016

Des commandos de Daesh entrés en Europe déguisés en réfugiés ? | www.directmatin.fr

Des commandos de Daesh entrés en Europe déguisés en réfugiés ? | www.directmatin.fr

Manfred Hauser, chef adjoint des services secrets de Bavière a ainsi
déclaré : «nous devons accepter le fait que des commandos d’action et
des cellules dormantes sont présentes en Allemagne». Les services secrets allemands assurent ainsi avoir la preuve que des commandos de Daesh ont pénétré en Europe en profitant de l’afflux de réfugiés
On se demande s'ils sont définitivement c.ns ou s'ils le font exprès ? Nous prendre pour des billes comme ça, ça mérite une bonne branche et trois mètres de corde.

dimanche 14 août 2016

La vérité sur l'étrange comportement d'Hillary Folledingue au pouvoir ?





Nous voilà transportés dans le film "Mars Attaque"

La guerre est déclarée

Violente agression aux cris de « Allah Akbar » contre des Corses -et répliques-, selon des témoins impliqués (Vidéos)



Cela s’est passé à Sisko en, Haute-Corse. Selon les témoignages des personnes impliquées (Voir 3ème vidéo ci-dessous) la bagarre serait partie d’une agression de  maghrébins contre des touristes. Notamment contre des jeunes femmes pas  assez vêtues aux yeux de ces musulmans adeptes du burkini. De jeunes  Corses auraient été pris à partie par des adultes. Appelés en renforts,  d’autres habitants de Sisco seraient accourus pour les défendre, à leur  tour agressés, ils se seraient défendus. Les témoins impliqués ont pris  l’initiative de témoigner à l’aide d’un porte-voix, face à la foule nombreuse venue les soutenir ce matin. 
La  suite sur Medias Presse Infos.



Jusqu'à maintenant, les couilles molles pouvaient répondre qu'il s'agissait de forcenés, ou que les attaques contre les Chrétiens n'étaient qu'une réponse aux Croisades . Les cons ! ou bien aux attaques des Occidentaux contre Daesh, comme si ces attaques faites à reculons n'étaient pas elles même la réponse aux massacres des non musulmans aux proche et moyen Orient.

Mais là, attaquer des Corses et des touristes dans leur pays alors qu'on n'est soi même que merde de métèque, difficile de ne pas voir qu'il s'agit d'une attaque contre nous parce que nous sommes nous !

D'abord j'attends la réaction du FLNC après l'attitude de matamore de ses porte-paroles, ensuite que l’État cesse de dissimuler la vérité. Ne parlons même pas des médias.

Et clairement je n'attends pas qu'un seul de ces trois acteurs réagisse positivement.

Reste le peuple. Saura-t-il après 70 ans moutonniers se rendre compte que c'est sa peau et celle de chacune de ses composantes que les envahisseurs veulent ?

Addendum :
à méditer, la réaction du représentant du système :
Dans un tweet, le président du conseil départemental de Haute-Corse, François Orlandi a demandé que cette «agression inacceptable» soit «sanctionnée». Mais «l'appel au calme et au sang-froid est nécessaire pour éviter que les amalgames stigmatisent toute une communauté qui souhaite vivre en paix dans une île où elle travaille depuis des décennies et où, souvent, ses enfants sont nés», écrit-il.

Encore un qui a oublié son histoire qui lui rappellerait que lorsqu'on n'est pas du pays ni la longueur de séjour ni le fait d'y avoir fait des enfants ne confèrent un droit de séjour . La Reconquista ou la guerre d'Algérie sont là pour nous le rappeler !

samedi 13 août 2016

Le discours de Ratisbonne 12 septembre 2006

On a beaucoup parlé de ce discours de Benoit XVI  en en faisant des citations parcellaires, surtout pour critiquer le "Pape Nazi", ce qui à l'évidence est inspiré directement par qui vous savez et ses idiots utiles comme la "grande" presse.

Ce discours intelligent  pose une question centrale, la place de la raison dans la foi. Même pour qui n'a pas la foi, ce discours est passionnant, car il montre bien le gouffre qui existe entre la religion catholique et l'islam et pourquoi il y a peu de probabilité que sans un travail de réforme profonde de la religion musulmane, ontologiquement impossible, ce gouffre ne se comblera jamais.
Bien que Benoît XVI soit fondamentalement un homme de paix, je perçois son discours comme un constat que la guerre sera impossible à éviter en Europe entre musulmans, progressistes et patriotes nationalistes de culture chrétienne, ce qu'il n'imaginait probablement pas en le prononçant.

Le pape Benoît XVI a évoqué mardi 12 septembre (2006), lors d'un discours à l'Université de Ratisbonne (sud de l'Allemagne), le rapport entre foi et raison. Voici l'intégralité du discours.


"C'est pour moi une grande émotion que d'être de retour dans cette université et de pouvoir, une fois de plus, m'exprimer depuis cette tribune. Je repense à ces années quand, après une belle période à l’Institut supérieur de Freising, j'ai commencé à enseigner à l'université de Bonn. C'était en 1959, au temps de l'ancienne université. Il n'y avait pour les différentes chaires ni assistants, ni secrétaires, il y avait par contre des échanges direct avec les étudiants et surtout entre les professeurs. Avant et après les cours, nous nous retrouvions dans la salle des enseignants. Les échanges avec les historiens, les philosophes et les philologues, et naturellement entre les deux facultés de théologie étaient très vivants. Une fois par semestre, ce qu’on appelait un ‘Dies academicus’ permettaient à des professeurs de toutes les facultés de se présenter devant les élèves afin de faire l'authentique expérience de l'Universitas. En d'autres termes, l'expérience que malgré nos spécialisations, qui rendaient parfois difficile la communication entre nous, nous faisions cependant un tout; que nous travaillions avec la même raison dans toutes ses dimensions, avec le sentiment que nous devions assumer une responsabilité commune dans son usage. L'université était très fière de ses deux facultés de théologie. Il apparaissait clairement qu'elles aussi, dans la mesure où elles s'interrogeaient sur la raison de la foi, accomplissaient un travail qui relevait nécessairement du tout de l''Universitas scientiarum', même si tous ne partageait pas la foi dont les théologiens s'efforçaient de montrer qu'elle s'ordonne à la raison commune. Ce profond sens de la cohérence avec le cosmos de la raison n'était pas troublé, même lorsqu'un collègue déclara qu'il y avait dans notre université quelque chose de curieux: deux facultés s'occupant de ce qui n'existe pas: Dieu. Mais il était accepté par tous, dans l'ensemble de l'université, qu'à l'encontre d'un scepticisme aussi radical, il était nécessaire et raisonnable s'interroger sur Dieu en usant de la raison, dans la tradition de la foi chrétienne.

Tout ceci m'est revenu à l'esprit récemment, lorsque j'ai lu une partie du dialogue publié par le professeur Khoury (de Münster) entre l’empereur byzantin érudit Manuel II Paléologue et un savant persan sur le christianisme et l’islam, et sur leur vérité respective. C'était peut-être en 1391, dans le camp d’hiver d’Ankara. L'empereur a probablement lui-même couché par écrit ce dialogue durant le siège de Constantinople, entre 1394 et 1402; cela expliquerait pourquoi ses raisonnements ont été restitués avec davantage de précision que ceux de son interlocuteur perse. Le dialogue porte sur ce qui est écrit dans la Bible et dans le Coran au sujet de la foi. Il traite plus particulièrement de l'image de Dieu et de l'homme, aussi revient-il nécessairement et de façon répétée sur la relation entre les trois "Lois" ou "règles de vies", ainsi qu'elles sont nommées: l'Ancien testament, le Nouveau testament et le Coran. Je ne voudrais discuter au cours de mon exposé que que d'un seul point, d'ailleurs marginal dans le texte du dialogue, mais qu'en lien avec le débat sur la foi et la raison je trouve captivant et qui me sert de point de départ pour mes réflexions sur ce thème.

Dans le 7e dialogue édité par le professeur Khoury ("dialexis", "controverse"), l'empereur en arrive à parler de la guerre sainte. L'empereur savait certainement que dans la sourate 2.256, il est écrit: "Pas de contrainte en matière de foi". Selon les spécialistes, il s'agit-là d'une des sourates primitives, datant d'une époque où Mahomet était encore sans pouvoir et se trouvait menacé. Mais l'empereur devait naturellement connaître aussi les instructions inscrites dans le Coran à une époque plus tardive, au sujet de la guerre sainte. Sans s'attarder sur les détails, telle que la différence de traitement entre les "Gens du Livre" et les "incroyants", il interpelle son interlocuteur d'une façon étonnamment abrupte au sujet des relations entre la religion et la violence en général, déclarant: "montre moi ce que Mahomet a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras rien que de mauvais et d'inhumain, tel que son ordre de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait." Après s'être exprimé avec tant de force, l'empereur s'attache à expliquer par le détail les raisons pour lesquelles propager la foi par la violence est absurde. La violence est incompatible avec la nature de Dieu et la nature de l'âme. "Dieu ne prend pas plaisir au sang", dit-il. "Et ne pas agir raisonnablement est contraire à la nature de Dieu. La foi nait de l'âme, pas du corps. Quiconque veut amener quelqu'un à la foi doit pouvoir user de la faculté de bien parler et de raisonner correctement, non de la violence ou de la menace… Pour convaincre une âme raisonnable, nul besoin d'un bras puissant ni d'arme d'aucune sorte, ni d'aucun moyen avec lequel menacer quelqu'un de mort…"

La principale phrase de cette argumentation est celle-ci: Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. L'éditeur, Théodore Khoury, observe que pour l'empereur, un Byzantin nourri de philosophie grecque, ce principe est l'évidence-même. Mais pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée par aucune de nos catégories, pas même celle du raisonnable. Khoury cite alors l'étude du célèbre islamologue français R. Arnaldez, qui souligne que Ibn Hazm est allé jusqu'à affirmer que Dieu n'est pas même lié par sa propre parole, et que rien ne peut l'obliger à nous révéler la vérité. Si c'était la volonté de Dieu, l'homme devrait même être idolâtre.

Nous nous trouvons ici devant un dilemme inévitable dans la compréhension de Dieu et dans la réalisation de la religion. Est-ce que la conviction qu'agir contre la raison est contraire à la nature de Dieu est une idée purement grecque, ou bien a-t-elle toujours été une vérité en soi? Je pense que nous pouvons voir ici l'harmonie profonde entre ce qui est grec, au meilleur sens du terme, et la foi en Dieu fondée sur la Bible. En référence au premier verset de la Genèse, Jean a ouvert le prologue de son Évangile avec la parole: "Au commencement était le Logos." C'est exactement le mot qu'utilise l'empereur. Dieu agit avec Logos. Logos désigne à la fois la raison et la Parole - une raison créatrice et qui peut se donner en participation, précisément comme raison. Jean nous a ainsi fait don de la parole ultime du concert biblique de Dieu, à laquelle aboutissent tous les chemins, souvent difficiles et tortueux, de la foi biblique, trouvant en elle leur synthèse. L'évangéliste nous dit: Au commencement était le Logos, et le Logos est Dieu. La rencontre entre le message biblique et la pensée grecque ne s'est pas produite par hasard. Ainsi la vision de Saint Paul, qui dans un rêve a trouvé les routes vers l'Asie barrées et a vu un homme macédonien qui appelait: "Vient à notre aide" (Actes 16, 6-10). Cette vision peut être interprétée comme une "distillation" de la nécessaire rencontre interne entre foi biblique et questionnement grec.

En fait, ce rapprochement était depuis longtemps en marche. Le nom de Dieu très mystérieux émanant du buisson ardent, un nom qui sépare ce Dieu de toutes les autres divinités aux noms multiples, et le nomme simplement l'Être, est une remise en cause du mythe, qui présente certaines analogies avec la tentative de Socrate de dépasser et de surmonter le mythe. Dans l'Ancien testament, le processus commencé au buisson ardent atteint une nouvelle maturité durant l'Exil, quand le dieu d'Israël, alors privé de pays et de culte, est proclamé Dieu du ciel et de la terre et se présente comme une simple formule, qui fait écho à la parole du buisson ardent: "Je le suis". Cette nouvelle compréhension de Dieu s'accompagne d'une clarification qui s'exprime dans le mépris des idoles, qui ne sont que l'œuvre des mains de l'homme (cf. Ps 115). Ainsi, à l'époque helléniste, malgré le vif conflit avec les autorités hellénistes qui voulaient faire adopter par la contrainte leurs coutumes et le culte de leurs divinités, la foi biblique rencontra la pensée grecque de l'intérieur. Il en résulta en enrichissement mutuel particulièrement évident dans la littérature sapientielle. Nous savons aujourd'hui que la traduction de l'Ancien testament en grec réalisé à Alexandrie - la Septante - est davantage qu'une simple traduction du texte hébreu (qui serait alors assez peu satisfaisante): il s'agit d'un témoin textuel indépendant et d'un pas spécifique et crucial dans l'histoire de la Révélation, qui réalise cette rencontre d'une façon décisive pour la naissance et la propagation du christianisme. Il y a dans la rencontre en profondeur entre la foi et la raison qui se déroule ici, une rencontre entre la lumière authentique et la religion. A partir de l'essence même de la foi chrétienne, et en même temps de l'essence de la pensée grecque, désormais fondue dans la foi, Manuel II a pu déclarer : ne pas accepter d'agir "avec le Logos" est contraire à la nature de Dieu.

En toute honnêteté, il faut considérer qu'à la fin du Moyen Âge se sont développés des courants théologiques qui ont fait éclater la synthèse entre les esprits grec et chrétien. A la différence du soi-disant intellectualisme augustinien et thomiste commence, avec Duns Scot, une position du volontarisme qui conduisit, dans ses développements ultimes, à affirmer que nous ne connaissons de Dieu que sa ‘voluntas ordinata’. Au delà, c'est la question de la liberté de Dieu, en vertu de laquelle il aurait aussi bien pu faire le contraire de ce qu'il a fait. On atteint ainsi des positions qui se rapprochent très clairement de celles d'Ibn Hazm et qui risquent même de conduire à l'image d'un Dieu arbitraire, qui ne serait pas tenu par la vérité ni par le bien. La transcendance et l’altérité de Dieu sont placées si haut que notre raison, notre sens du vrai et du bien ne sont plus d'authentiques miroirs de Dieu, dont les possibilités mystérieuses nous restent éternellement inaccessibles et cachées derrière ses décisions effectives,
A l'opposée, la foi chrétienne a toujours insisté sur le fait qu’entre Dieu et nous, entre son esprit créateur éternel et notre raison créée, il existe une réelle analogie, dans laquelle les dissimilitudes sont infiniment plus grandes que les similitudes, sans pour autant supprimer l’analogie et son langage, comme l'a établi le concile Latran IV en 1215. Dieu n'est pas plus divin lorsque nous l'éloignons dans un volontarisme pur et incompréhensible, mais le véritable Dieu est le Dieu qui s'est manifesté dans le Logos et qui, comme Logos, a agit et continue d'agir par amour envers nous. Il est vrai, l'amour "transcende" la connaissance et est de ce fait capable de prendre en considération davantage que la pensée par elle seule, comme l'a dit Saint Paul (cf. Eph 3, 19) mais il reste toutefois amour du Dieu-Logos. Par conséquent, le culte de Dieu chrétien est ‘logiké latreia’ – culte de Dieu en accord avec la Parole éternelle et avec notre raison (cf Rm 12, 1).

Cette rencontre intime entre la foi biblique et les interrogations de la philosophie grecque est un évènement décisif non seulement du point de vue de l'histoire des religions, mais aussi pour celui de l'histoire mondiale, et nous concerne encore aujourd'hui. Quand on considère cette convergence, il n'est pas surprenant que le christianisme, malgré ses origines et ses développements significatifs en Orient, ait trouvé son caractère historique en Europe. Réciproquement, nous pouvons aussi affirmer que cette rencontre, à laquelle s'est ensuite ajouté l'héritage de Rome, a fait l'Europe et reste le fondement de ce qu'on appelle avec raison l'Europe.

Cette thèse selon laquelle l'héritage grec largement purifié appartient à la foi chrétienne fait face à un appel à la déshellénisation du christianisme, un appel qui a dominé le débat théologique de façon croissante depuis le début de l'époque moderne. Si on se penche sur la question, trois phases peuvent être distinguées dans ce programme de déshellénisation: bien qu'interconnectées, elles sont clairement distinctes les unes des autres dans leurs motivations et dans leurs buts.

La déshellénisation a d'abord émergé en relation avec les fondements de la Réforme, au XVIe siècle. Les réformés se sont confrontés à la tradition scolastique de la théologie, qui avait systématisé la foi sous la détermination de la philosophie, c'est-à-dire une articulation de la foi fondée sur un système de pensée extérieur. Par conséquent, la foi n'apparaissait plus comme vivante et historique, mais comme l'un des éléments d'un système philosophique plus large.
A l'inverse, le principe de la ‘scriptura sola’ recherche la foi pure, dans sa forme originaire telle qu'elle est donnée par la parole biblique. La métaphysique apparaît comme un principe dérivé d'une source extérieure, de laquelle la foi doit être libérée en sorte qu'elle redevienne totalement elle-même. Lorsqu'il affirma qu'il devait s'écarter de la pensée pour faire place à la foi, Kant allait au bout de ce processus avec une radicalité que les réformés n'auraient jamais pu prévoir. Il a ainsi ancré la foi exclusivement dans la raison pratique, lui déniant l'accès à la réalité dans son ensemble.

La théologie libérale des XIXe et XXe siècles constitue la deuxième étape du processus de déshellénisation, dont Adolf von Harnack est le plus éminent représentant. Lorsque j'étais étudiant, comme lors de mes premières années d'enseignement, ce programme était également fortement à l'œuvre dans la théologie catholique. La distinction que faisait Pascal entre le Dieu des philosophes et le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, en servait de point de départ. J’ai essayé de m’en expliquer, en 1959, dans ma leçon inaugurale à Bonn.

Je n'ai pas l'intention de répéter ici ce que j'ai pu dire à cette occasion; je voudrai cependant décrire au moins brièvement ce qui était nouveau dans cette deuxième phase de déshéllénisation. L'idée centrale de Harnack était le retour à Jésus homme et à son simple message, en laissant de côté toutes les théologisations et l’hellénisation: ce simple message représente le point culminant du développement religieux de l'humanité. On a dit de Jésus qu'il avait mis fin au culte pour la morale. Il est finalement présenté comme le père d'un message moral plein d'humanité. Fondamentalement, le but de Harnack est de libérer le christianisme des éléments apparemment philosophiques et théologiques, comme la foi en la divinité du Christ ou au Dieu trinitaire, afin de le ramener vers une harmonie avec la raison moderne.
En ce sens, l'exégèse historico-critique du Nouveau testament, a permis à la théologie, selon Harnack, de retrouver sa place à l'intérieur de l'université. Pour lui, la théologie est essentiellement historique et donc rigoureusement scientifique.
Pour ainsi dire, ce qu’elle découvre sur le chemin de la critique de Jésus est l’expression de la raison pratique, par conséquent elle peut prendre sa vraie place à l'université. Derrière cette pensée réside l’auto-limitation moderne de la raison, qui a trouvé son expression classique dans les "Critiques" de Kant, mais qui en même temps s'est trouvé radicalisée par la découverte des sciences naturelles.

Pour faire bref, cette conception moderne de la raison repose sur la synthèse, confirmée par le succès technique, entre le platonisme (cartésianisme) et l’empirisme. On présuppose d'un côté la structure mathématique de la matière, à savoir sa rationalité interne, qui rend possible de la comprendre et de l’utiliser comme force effective : pour ainsi dire, ce présupposé fondamental est l’élément platonicien de la compréhension de la nature. Il y a d'un autre côté la capacité de la nature à servir nos intérêts, sur laquelle seule la vérification ou la falsification par l’expérience peut apporter une certitude. La balance entre les deux peut osciller d'un côté ou de l'autre. Un penseur positiviste aussi rigoureux que J. Monod s’est lui même déclaré platonicien convaincu, c’est-à-dire un cartésien.

Ceci nous entraîne vers deux principes cruciaux pour notre question. D'abord, seule la forme de certitude qui résulte du jeu concerté des mathématiques et de l’expérience peut-être considéré comme scientifique. Tout ce qui se revendique de la science doit être jugé à cette aune. Aussi les sciences humaines, telles que l'histoire, la psychologie, la sociologie et la philosophie essaient-elles de se conformer à ce canon de scientificité. En second lieu, il est important de noter pour nos réflexions que de par sa nature même, cette méthode exclut la question de Dieu et la fait apparaître comme non scientifique ou préscientifique. Nous nous trouvons par conséquent devant un rétrécissement du rayon de la science et de la raison, ce qui doit être mis en question.

Nous y reviendrons. Constatons d'abord que toute tentative pour faire de ce point de vue une théologie "scientifique", réduit le christianisme à un fragment misérable. Plus encore, l’homme lui-même en est diminué. Car les questions spécifiquement humaines sur nos origines et notre destinée, les questions soulevée par la religion et l'éthique, ne trouvent alors plus de place dans le champ de la raison communément définie par la "science", mais doivent être reléguées dans le champ de la subjectivité. Le sujet décide à partir de ses expériences ce qui lui paraît supportable d’un point de vue religieux, et la "conscience" subjective devient l’unique instance éthique. De cette façon, pourtant, morale et religion perdent leur capacité de formation collective et deviennent totalement personnelles. C'est là une situation dangereuse pour l’humanité, comme nous pouvons le constater en voyant les pathologies de la religion et de la raison, qui doivent nécessairement se manifester là où la raison est si réduite que les questions de la religion et de la morale ne relèvent plus de son domaine. Toute tentative pour construire une éthique à partir des règles de l'évolution ou de la psychologie et de la sociologie se révèle tout simplement insuffisante.

Avant de tirer les conclusions auxquelles je tends, je dois traiter brièvement de la troisième déshellénisation, qui se déroule actuellement. A la lueur de notre expérience de la multiplicité des cultures, il est souvent dit de nos jours que la synthèse avec la culture de la Grèce a été une première inculturation, réalisée dans l’Église antique, et qu’on ne devrait pas imposer aux autres cultures, qui auraient le droit de revenir au simple message du Nouveau testament, afin de l’inculturer à nouveau dans leurs propres espaces. Cette thèse est non seulement fausse, mais exagérée et inexacte. Le Nouveau testament est écrit en grec. Il porte en lui-même la rencontre avec l’esprit grec, qui était parvenu à maturité alors que l’Ancien Testament se développait. Il est vrai qu'il existe des éléments dans le devenir de l’Église antique qui n'ont pas à être intégrés à toutes les cultures. Néanmoins les décisions fondamentales concernant le lien entre la foi et l'usage de la raison humaine appartiennent à cette foi elle-même; elles en sont les développements adaptés à sa nature.

J’en arrive à ma conclusion. L’essai d’autocritique de la raison moderne esquissé ici à gros traits n'a rien à voir avec une tentative de revenir à l'époque d'avant les Lumières et de rejeter les vues de la modernité. Les aspects positifs de la modernité doivent être connus sans restriction: nous sommes tous reconnaissants pour les merveilleuses possibilités qu’elle a ouvertes à l'humanité et pour les progrès qui nous sont offerts. L’éthique de la scientificité est en outre une volonté d’obéissance envers la vérité et, par conséquent elle incarne une attitude fondamentale qui appartient aux choix fondamentaux du christianisme. Il s'agit ici ni d’un retrait, ni d’une critique négative, mais de l'élargissement de notre concept de raison et de son usage. Car avec toute la joie que nous ressentons face aux nouvelles possibilités de l’homme, nous voyons aussi les dangers qui grandissent avec ces possibilités et nous devons nous demander comment les surmonter. Nous n'y parviendrons que si raison et foi s’unissent d’une manière nouvelle ; si nous surmontons l’auto-limitation de la raison à ce qui est falsifiable dans l’expérience, et si nous ouvrons de nouveau à la raison de vastes horizons. En ce sens, la théologie appartient en effet à l’Université, non seulement comme discipline relevant de l’histoire et des sciences humaines, mais comme spécifiquement théologie, comme questionnement sur la raison de la foi.

Ainsi seulement devenons-nous capables d’un authentique dialogue entre cultures et religions, aujourd'hui tellement nécessaire. Dans le monde occidental domine l’opinion que seule la raison positiviste et les formes de la philosophie qui en résultent sont universellement valides. Et pourtant les cultures du monde profondément religieuses perçoivent cette exclusion du divin de l'universalité de la raison comme un mépris de leurs convictions les plus intimes. Une raison sourde au divin et qui repousserait les religions dans le domaine des sous-cultures est inapte au dialogue des cultures. Dans le même temps, comme j'ai essayé de le montrer, la raison scientifique moderne, avec son élément platonicien, porte en elle-même une question qui tend au-delà d’elle et des possibilités de sa méthodologie. La raison scientifique moderne doit tout simplement accepter comme donné la structure rationnelle de la matière, tout comme la correspondance entre notre esprit et les structures rationnelles qui règnent dans la nature. Mais la question 'pourquoi cela doit-il être ainsi' demeure. Elle doit être transmise par les sciences de la nature à d’autres modes et à d’autres niveaux de pensée - la philosophie et la théologie

Pour la philosophie et, d’une autre manière, pour la théologie, l’écoute des grandes expériences et intuitions des traditions religieuses de l’humanité, en particulier de la foi chrétienne, est une source de connaissance, et l'ignorer serait une restriction inacceptable de notre capacité d’écouter et de trouver des réponses. Ceci me rappelle ce que dit Socrate à Phédon. Les conversations précédentes ayant évoqué beaucoup d’opinions philosophiques fausses, Socrate déclare : "On comprendrait aisément que quelqu’un, devant tant de faussetés, passât le restant de sa vie à haïr et à mépriser tous les discours sur l’être. Mais de cette manière, il perdrait la vérité de l’être et s’attirerait un très grand dommage." Depuis longtemps, l'Occident est menacé par cette aversion envers les questions fondamentales de la raison et ne peut ainsi que courir un grand danger. Le courage pour élargir la raison, et non la dénégation de sa grandeur: tel est le programme qu’une théologie responsable de la foi biblique doit assumer dans le débat actuel. "Ne pas agir selon la raison (selon le Logos) s’oppose à la nature de Dieu", répliqua Manuel II, en accord avec sa vision chrétienne de l’image de Dieu, à son interlocuteur persan. C’est dans ce grand Logos, dans cette large raison que nous invitons nos partenaires au dialogue des cultures. La redécouvrir constamment, telle est la grande tâche de l’Université. "

Les citations sont empruntées par Benoît XVI à "Entretiens avec un musulman", de Manuel II Paléologue (édition Sources chrétiennes); elles sont traduites ici selon la reprise qu’en fait le pape.

Texte traduit depuis la version en anglais publiée sur le site du Vatican, par Baptiste Legrand, journaliste du nouvelobs.com.