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samedi 18 mars 2017

Antipresse N° 67 tue Macron

Dans son Webzine Antipresse , le numéro 67 plus précisément  Slobodan Despot nous donne une description de la situation actuelle en France qui vaut la peine d'être lue.
Je ne saurais trop vous conseiller de lire ce webzine et en général, les publications de M Despot. C'est bel et bien écrit, ça nous change des baveries du quotidien de référence.

Mais voici cette citation :

"Les formes sont respectées, et d’autant plus qu’elles sont totalement creuses. La traque au Fillon est certes légale, mais son calendrier compromet sa légitimité. On a oublié les leçons du XXe siècle, où rien ne fut plus légaliste que les régimes totalitaires."
"Du point de vue de l’intérêt public, il est ainsi infiniment moins grave de surpayer sa femme et ses enfants que de déposséder la nation du fleuron de son économie comme l’a fait Macron® entre autres en vendant Alsthom à General Electric. A moins de quarante ans, le joli Emmanuel s’est déjà illustré comme l’un des plus redoutables prédateurs du patrimoine industriel français, mais nul ne le lui reprochera. Qu’a-t-on à lui reprocher si tout est légal ? Ne vivons-nous pas sous un état de droit ? L’intérêt public n’est codifié ni par un article de loi, ni par un impératif moral. On lui reprochera peut-être, mollement, ses cachotteries fiscales ou sa promotion payée sur la caisse de l’État. Mais ces licences restent peu de chose auprès des conséquences de son action ministérielle."
Et aussi
Ce qui est nouveau en 2017, c’est la carte blanche laissée à cette hypnose collective déguisée en changement politique. Les règles du jeu sont rebattues du jour au lendemain. Des figures apparaissent et disparaissent comme par enchantement. Les mensonges sont sans conséquences. Le ludion peut bien se prétendre «anti-système» bien qu’il en soit un pur produit, soutenir que le libéralisme est «une valeur de gauche», et même déclarer ringard le processus électoral en soi : nul ne lui en tient rigueur sinon ses adversaires politiques — dont la position est par définition suspecte de parti pris. L’arbitrage de la décence n’existe plus.

Du vrai bonheur.

2 commentaires:

  1. C'est vrai que ce petit macron est très lisible.
    Transparent même, pour nous.
    Les masses verront-elles aussi à travers lui ?

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    Réponses
    1. Dès qu'il s'est déclaré au moment où ça faisait sourire beaucoup de gens j'ai prédit sur ce blog qu'il serait élu non pas parce qu'il avait un programme mais précisément parce qu'il n'en avait pas. Pour l'instant je maintiens.
      http://polemiquepolitique.blogspot.fr/2016/11/macron-se-presente_17.html
      Naturellement je le déplore, mais pire que ça, c'est de voir le niveau de lâcheté, je n'appelle plus ça de la connerie , de mes contemporains qui me terrifie.

      Pas loin d’où je travaille, un tagueur a écrit un jour sur un mur, "les gens banals sont effrayants" . Quelle clairvoyance !

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